•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Deux Estriennes à la conquête de la Grande Muraille de Chine

Deux Estriennes à la conquête de la Grande Muraille de Chine
Radio-Canada

Depuis près d'un an, deux femmes de Granby s'entraînent pour un défi de taille : participer au marathon de la muraille de Chine, l'un des plus exigeants de la planète avec ses 5164 marches à monter et descendre. En plus de l'effort physique colossal auquel elles doivent se préparer, elles ont aussi amassé près de 12 000 $ pour la prévention du suicide.

Depuis des mois, Cynthia Laflamme et Émilie Arsenault arpentent sans relâche les escaliers du Mont-Royal. On monte dix fois les 371 escaliers, révèle Cynthia Laflamme.

L’effort physique qui attend les deux coureuses est immense : elles prendront part à six courses en cinq jours au début du mois de mai. Les femmes sont persuadées de réussir le marathon, mais redoutent une seule chose : la chaleur.

On va être en short et en t-shirt, mais il va faire encore très chaud, confie Émilie Arsenault. Il y a jusqu'à 1180 mètres de dénivelé dans une seule journée. C'est un défi auquel on n'a pas fait face jusqu'à maintenant.

Courir pour une bonne cause

En plus de la course, les deux athlètes ont également amassé près de 12 000 $ pour la prévention du suicide. Le 5 mai, elles vont s’élancer sur la Grande Muraille au nom de tous ceux qui leur ont fait des dons.

Ça nous permettait d'aller chercher des sous pour aider le Centre de prévention du suicide de la Haute-Yamaska, qui comme plusieurs centres de prévention suicide, ont vu leur financement être diminué dans les années Couillard, explique Cynthia Laflamme.

Ces filles se sont engagées à fond, renchérit le directeur de l’organisme, Yves Bélanger. Elles ont donné beaucoup de visibilité à notre organisation. Ça va nous permettre d'avoir des sous pour former des sentinelles, des gens dans les milieux de travail qui peuvent détecter et référer des personnes en détresse suicidaire.

Avant même de s’envoler pour la Chine, les deux coureuses peuvent déjà se dire mission accomplie : elles se sont remises en forme et ont amassé une importante somme pour une cause qui leur tient à cœur.

J'ai été personnellement suicidaire. J'avais 13 ans, j'étais dans une ville que je n'aimais pas, victime d'intimidation. Ce n'était même pas à l'ère des réseaux sociaux comme aujourd'hui.

Cynthia Laflamme

Une dizaine de Québécois prendront part à la compétition sur la muraille de Chine.

Estrie

Engagement communautaire