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Frappé par des attentats, le Sri Lanka bloque l'accès à des réseaux sociaux

Une photo d'un écran de téléphone intelligent sur lequel sont affichés les icônes de différents réseaux sociaux. Ceux d'Instagram, de WhatsApp et de Facebook sont mis en évidence au centre.
Instagram, WhatsApp et Facebook rassemblent 2,7 milliards d'utilisateurs dans le monde. Photo: iStock
Associated Press

À la suite des huit attaques commises dimanche au Sri Lanka, les autorités sri-lankaises ont bloqué la plupart des réseaux sociaux, selon l'observatoire NetBlocks, qui surveille la liberté sur Internet.

NetBlocks a détecté un blocage national de l'accès à des réseaux sociaux comme Facebook, YouTube, WhatsApp, Instagram, Snapchat et Viber, mais pas de Twitter.

Les autorités sri-lankaises ont confirmé que l'accès aux médias sociaux était temporairement interrompu afin d'éviter la propagation de fausses informations et d'apaiser les tensions.

Un geste inefficace

Ce genre d'interruption se révèle souvent inefficace, selon NetBlocks.  Nous avons constaté que, quand l'accès aux réseaux sociaux est fermé, cela crée un vide informationnel qui est rapidement exploité par d'autres , a déclaré Alp Toket, le directeur général de cette ONG basée à Londres.

Cela peut ajouter à la peur et peut créer une panique.

Alp Toket, NetBlocks

Cette ONG a précisé que sa surveillance de l'Internet sri-lankais avait montré qu'il n'y avait aucun problème en ce qui concerne l'infrastructure en elle-même, ce qui signifie que le blocage avait ciblé certains sites en particulier. Toutefois, Twitter a échappé à cette interruption de service.

Ce n'est pas la première fois que le Sri Lanka bloque l'accès à des réseaux sociaux. En mars 2018, le gouvernement avait imposé une interruption d'une semaine, car il craignait que WhatsApp et d'autres plateformes soient utilisées pour attiser la violence contre les musulmans dans le centre du pays.

Facebook mobilisé

Ces dernières années, Facebook, à qui appartiennent WhatsApp et Instagram, a eu du mal à lutter contre l'utilisation de ses plateformes à des fins de propagande politique et d'incitation à la violence et à la haine dans certains pays, dont l'Inde, la Birmanie et les États-Unis.

Dimanche, l'entreprise a déclaré qu'elle travaillait à soutenir les secours et les forces de l'ordre au Sri Lanka et à supprimer les contenus publiés qui violent sa politique.

 Nous sommes conscients de la position du gouvernement concernant le blocage temporaire des réseaux sociaux, a-t-elle dit. Les gens comptent sur nos services pour communiquer avec leurs proches, et nous nous attachons à maintenir nos services et à aider la communauté ainsi que le pays en ces moments tragiques. 

Quant à Google, l'entreprise n'a pas réagi au blocage de sa plateforme YouTube au Sri Lanka.

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