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La crue pourrait perdurer « quelques semaines », prédit Hydro-Québec

Un barrage hydroélectrique

Le barrage de la centrale de Hull, sur la rivière des Outaouais, reçoit en ce moment un grand débit d'eau.

Photo : Energie Ottawa

Romain Schué

La hausse des températures ne devrait pas signifier instantanément la fin des inondations printanières. Selon Hydro-Québec, qui tente de limiter une partie de la montée des eaux grâce à plusieurs réservoirs, cette crue pourrait perdurer encore « deux à trois semaines ».

« Au nord, il y a encore beaucoup de neige. Le couvert de neige est pratiquement intact », explique Hugo Sansoucy, chef de la production et de la planification chez Hydro-Québec.

Dans la région de l’Abitibi-Témiscamingue, détaille-t-il, les relevés d’Hydro-Québec évoquent une « situation hivernale » qui perdure, avec un niveau de neige à « 150, 180 % des normales ».

Cette fonte des neiges, attendue, pourrait ainsi contribuer à augmenter le niveau des cours d’eau.

Une crue, c’est tout à fait naturel. C’est un phénomène de réchauffement des températures qui fait fondre la neige. Ça fait en sorte que le niveau d’eau augmente.

Hugo Sansoucy, chef de la production et de la planification chez Hydro-Québec

Pour limiter les effets de cette crue, la société d’État dit compter sur cinq réservoirs d’importance, répartis sur la rivière des Outaouais (3) et la rivière Saint-Maurice (2). Les réservoirs Dozois, Baskatong, Cabonga et Gouin sont notamment visés.

Depuis janvier, assure Hugo Sansoucy, ces derniers ont été abaissés ou même vidés afin de pouvoir stocker l’eau en cas de crue.

« On retient l’eau le plus possible, ça permet de temporiser, mais toute l’eau ne peut pas être contrôlée, prévient-il, précisant qu’« on va atteindre des pointes de débit et de niveau au cours des prochains jours ».

Hydro-Québec souligne également qu’à peine 40 % de l’eau peut être régulée par ses ouvrages. Par ailleurs, les centrales au fil de l’eau, comme celle de Carillon à proximité de Rigaud, ne peuvent retenir l’eau, rappelle l'expert, qui se montre cependant confiant.

Un barrage hydroélectrique

Le barrage Carillon, ici en mai 2017, ne peut stocker l'eau.

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

« C’est moins pire que ce que l’on a vécu en mai 2017. Ça devrait se stabiliser, et l’eau devrait descendre dans les prochains jours. Ensuite, ça va dépendre des précipitations et de la hausse des températures », relève-t-il.

Une meilleure évaluation

Au cours des prochaines années, Hydro-Québec assure qu’elle sera capable de mieux mesurer « l’évolution du couvert de neige en temps réel ».

Actuellement, la société hydroélectrique dispose d’une vingtaine de capteurs GMON, qui permettent de mesurer la quantité d’eau renfermée dans la neige.

D’ici deux ans, 71 capteurs seront déployés dans la province pour fournir « une meilleure évaluation du stock de neige », affirme Hugo Sansoucy.

Environnement