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La Saint-François baisse : la majorité des évacués réintègrent leur résidence

Des bancs avec de l'eau
À Sherbrooke, le niveau d'eau est stable. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Après avoir craint le pire samedi, le niveau de la rivière Saint-François a poursuivi sa descente dimanche après-midi. Environ 300 évacués ont regagné leur résidence au cours de la journée. Une quinzaine de maisons ont été touchées par cette crue printanière.

La Ville de Sherbrooke a également annoncé la fermeture du Centre d’accueil pour sinistrés et de la ligne téléphonique d'urgence.

La majorité des rues et artères sont maintenant rouvertes à la circulation.

Seule la rue des Grandes-Fourches entre les rues Aberdeen et Terrill demeure fermée à la circulation pour le moment, a ajouté la Ville par voie de communiqué.

Une vigie sera maintenue jusqu'au retour à la normale à la rivière Saint-François, mais le centre de coordination des opérations sera démobilisé d'ici la fin de la journée.

En fin d'après-midi dimanche, le niveau de la rivière Saint-François était de retour à 20 pieds.

C’est quand même une bonne nouvelle, lance d’emblée le coordonnateur des mesures d’urgence à la Ville de Sherbrooke, Stéphane Simoneau. On se trouve présentement dans la fourchette de nos prévisions.

Au plus fort de la crise samedi, le niveau de l'eau se trouvait tout juste sous la barre des 22 pieds. Le niveau fatidique de 23 pieds n'a donc jamais été atteint.

Pour nous, c’est significatif, poursuit-il. À 21 pieds, il y a des résidences touchées, mais il faut comprendre que la plupart des évacuations sont préventives, car ils ont perdu l’accès à leur maison. Ça aurait été autre chose avec des hauteurs de 22 ou 23 pieds comme en 2014.

Malgré ces signes encourageants, les autorités demeurent vigilantes. Les conditions météorologiques des prochains jours inquiètent les services d’urgence de Sherbrooke.

Il y a encore beaucoup d’incertitude, estime Stéphane Simoneau. Il faut comprendre que la hausse du mercure va engendrer une augmentation du ruissellement. Quelle sera l’intensité de ce ruissellement ? C’est difficile à prévoir.

Je pense qu’on se dirige vers une stabilisation ou encore une baisse du niveau de la rivière.

Stéphane Simoneau

L’évacuation samedi a demandé toute une logistique, particulièrement pour les 35 pensionnaires du centre de réinsertion de la Maison l’Intégrale.

Ça a été un peu bouleversant, a révélé le directeur général de la Maison l’Intégrale, Steve Binette. On leur a annoncé qu’il fallait quitter dans une heure, les gens ont quand même bien réagi, j’ai des intervenants qui étaient en congé qui sont venus nous donner un coup de main.

Les militaires sherbrookois en renfort

Si le calme revient à Sherbrooke, ce n’est pas le cas pour toutes les régions du Québec. Une cinquantaine de militaires sherbrookois sont partis prêter main-forte sur le terrain.

On va être là pour la durée que l’opération va se dérouler, tant et aussi longtemps que la population a besoin de nous on va être là pour les supporter, a affirmé la lieutenante Gabrielle Lajoie, du 35e régiment des transmissions.

Un contingent des Fusilliers de Sherbrooke a pris la route de Trois-Rivières pour venir en aide aux municipalités touchées par la crue printanière. Les Sherbrooke Hussars ont également envoyé une quinzaine de militaires en Mauricie samedi soir.

Le mot d'ordre présentement reçu par les unités de Sherbrooke est de mobiliser un maximum de personnel, explique le capitaine Philippe Yargeau.

Environ 600 membres des Forces armées canadiennes sont présents dans les zones les plus vulnérables de la province.

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