•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un centre d'aide aux sinistrés ouvert à Gatineau

Maxime Pedneaud-Jobin pendant une conférence de presse.
Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

La Ville de Gatineau a ouvert un premier centre d'aide aux sinistrés afin de soutenir les « quelques personnes » qui en ont besoin pour l'instant, a affirmé le maire lors d'une conférence de presse en fin d'après-midi, samedi.

Le centre a été ouvert à l'édifice Jean-René-Monette, dans le district du Lac-Beauchamp, a fait savoir Maxime Pedneaud-Jobin. Il a précisé que d'autres centres pourront être ouverts en une question de minutes, si le besoin se présente.

Par ailleurs, on a eu moins de précipitations que prévu, a dit d’emblée le maire Pedneaud-Jobin, ajoutant que la pointe attendue dimanche pourrait être moins importante que prévu.

C'est clair qu'on reste à un seuil d'inondation majeure, donc il faut se préparer.

Maxime Pedneaud-Jobin, maire de Gatineau

Le maire a aussi indiqué qu'il a rencontré des représentants des Forces armées canadiennes (FAC) et que les discussions continuent. Le rôle que joueront les FAC se précisera dimanche.

M. Pedneaud-Jobin a aussi tenu à envoyer un message clair aux curieux qui viennent voir les préparatifs et les interventions des autorités : restez chez vous.

Pas de curieux sur les sites.

Maxime Pedneaud-Jobin, maire de Gatineau

Le premier magistrat a mentionné que la Ville a augmenté la présence policière en raison des nombreux badauds qui entravent le travail des autorités et des citoyens.

Bilan de la corvée de sacs de sable

  • 18 000 sacs remplis samedi
  • 40 000 sacs en deux jours
  • Plus de 1000 citoyens de Gatineau
  • Près de 500 000 sacs vides et pleins distribués
  • Les quantités de sacs ont déjà dépassé celles de 2017
  • Il est toujours possible de participer à l'ensachage

Les préparatifs vont bon train

Plus tôt en journée, les Gatinois de plusieurs secteurs s’affairaient à protéger leur résidence ou à remplir des sacs pour protéger les biens de leurs concitoyens. La Gatinoise Marie Pelos et son conjoint, par exemple, ont contribué à l’effort d’ensachage, comme ils l’avaient fait d’ailleurs lors des inondations du printemps 2017.

Si ça m’arrivait, j’aimerais ça que les autres m’aident aussi. C’est [important] de donner au suivant, c’est comme ça qu’on se tient comme citoyens.

Marie Pelos, résidente de Gatineau

Elle craint qu’un jour, ce soit sa résidence qui soit à risque. Ça me fait peur. C’est de pire en pire à chaque année.

Entre frustration et impuissance

En attendant que l'eau monte, plusieurs citoyens qui s'activaient autour de leur maison, samedi, ont exprimé de la frustration et de la résignation.

Là, c’est la deuxième en deux ans, a pour sa part dit Camil Fortin, résident de la rue René, peinant à retenir ses larmes alors qu’il préparait sa demeure à la montée des eaux. J’avais tout refait le logement en bas. J’ai beaucoup d’argent dépensé, puis je n’ai toujours rien reçu.

Camil Fortin répond aux questions d'une journaliste.Camil Fortin est découragé devoir se préparer pour une deuxième inondation en deux ans. Photo : Radio-Canada

Je suis au bout du rouleau. J’ai perdu ma femme un peu en raison de ces affaires sales là. Ça fait deux ans que je ne dors plus. C’est dur, a-t-il déploré.

Moi et ma femme on s’est arraché le coeur pour bâtir cette maison-là. Je travaillais la nuit pour pouvoir la construire, puis maintenant, elle ne vaut plus rien, s'est désolé M. Fortin.

De son côté, Julie McCann aidait ses parents samedi dans leurs derniers préparatifs avant qu’ils ne quittent leur maison de la rue Hurtubise. C’est difficile de revivre ça. On se sent impuissant. Le souvenir de 2017 est toujours vif pour la famille qui vient de terminer de rénover la maison.

Une femme répond aux questions d'une journaliste à l'extérieur d'une maison.Julie McCann se sent impuissante face à cette nouvelle crue importante. Photo : Radio-Canada

Maintenant, comme des dizaines de familles, l'heure est à l'attente pour Mme McCann. Là, on met des sacs, on ne sait pas vraiment plus quoi faire, sans savoir à quelle hauteur l'eau va monter.

Avec les informations de Yasmine Mehdi

Ottawa-Gatineau

Conditions météorologiques