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Les Raptors, une équipe qui rassemble les communautés culturelles

Une foule de gens tenant des drapeaux et des bâtons. Un homme à l’avant-plan tient une pancarte sur laquelle il est écrit en anglais qu’il veut des billets.
Les partisans des Raptors aiment se rassembler au « Jurassic Park » devant le stade à Toronto pour regarder des matchs. Photo: CBC/John Rieti
Matthew Cullen

« C'est tellement unique ». On entend souvent ce genre de propos au sujet des partisans des Raptors au Jurassic Park, leur zone de rassemblement à Toronto. La passion pour le basketball est bien réelle au Canada. La diversité de l'équipe a rassemblé des gens de toute origine.

On voit bien que les partisans des Raptors sont motivés lorsqu’on les voit braver la pluie et le froid pour soutenir leur équipe favorite de la NBA.

La passion est débordante et il ne faut pas beaucoup de temps pour se rendre compte d’une autre particularité : la diversité des partisans.

Installé au Canada après avoir immigré de l’Inde en 1984, Nav Bhatia — surnommé le Superfan des Raptors — affirme qu’il n’a jamais raté un match à domicile depuis la saison inaugurale en 1995-1996.

Un homme vu de dos qui regarde des joueurs de basketball.Le « Superfan » Nav Bhatia surveille de près l'échauffement des Raptors avant le dernier match de la saison au Minnesota. Photo : Nav Bhatia/Instagram

Même pas une seule minute, déclare-t-il avec fierté.

Sa passion pour les Raptors l’a rendu célèbre dans la ville de Toronto.

À chaque match, il est assis au bord du terrain, revêtant le maillot des Raptors avec son turban assorti aux couleurs de la tenue de l’équipe ce soir-là.

Des spectateurs dans des estrades.Le « Superfan » Nav Bhatia a été également accueilli à bras ouverts par d'autres équipes dans la NBA, comme ici à Sacramento en Californie, avec un siège au premier rang. Photo : Nav Bhatia/Instagram

Victime de propos racistes depuis son arrivée au Canada, Nav Bhatia croit que le basketball a beaucoup aidé la ville de Toronto à accepter les communautés différentes.

La diversité à Toronto, c’est un fait. Nous avons réussi, déclare-t-il.

Je veux que le monde soit heureux grâce au basketball. C’est un jeu simple, mais ça pourrait créer tellement de bons résultats. Ça pourrait créer de l’harmonie dans les communautés.

Nav Bhatia, le « Superfan » des Raptors de Toronto

Diversité aussi dans l’équipe

Les partisans ne sont pas les seuls à montrer une telle diversité. En plus des États-Unis d'où proviennent un bonne partie des joueurs, plusieurs autres pays sont représenté chez les Raptors.

  • OG Anunoby (né en Angleterre, a grandi au Nigeria)
  • Chris Boucher (né à St-Lucie, a grandi à Montréal)
  • Marc Gasol (né Barcelone, Espagne)
  • Serge Ibaka (né Brazzaville, République Congo)
  • Pascal Siakam (né à Douala, Cameroun)

De plus, certains joueurs gardent un lien fort avec leur héritage, comme le joueur américain d’origine taïwanaise, Jeremy Lin.

Un joueur de basketball en discussion avec un partisan sur le terrain.Nav Bhatia en conversation avec le joueur des Raptors Jeremy Lin. Photo : Nav Bhatia/Instagram

L’amatrice de basketball Sijia Liu pense que la diversité de l'équipe est l’une des raisons pour laquelle le bassin de partisans est autant diversifiée.

Quand le joueur Jeremy Lin est arrivé à Toronto [cette année,] cela signifiait beaucoup pour la communauté asiatique ici, explique Mme Liu. Les Raptors ont bien réussi à être un portrait de la ville. Je pense que c’est pour cette raison que nous avons autant de supporteurs. Les supporteurs s’identifient à l’équipe.

Une femme tenant un ballon de basketball.L'ancienne joueuse de basketball Sijia Liu comprend le pouvoir de la diversité au sein des Raptors. Photo : Sijia Liu/Facebook

D’origine chinoise, Sijia Liu a grandi à Toronto en jouant au basketball pour son école secondaire.

Je faisais partie de plusieurs équipes qui avaient tellement de diversité. Un peu comme les Raptors aujourd’hui.

Sijia Liu, ancienne joueuse de basketball
Des jeunes filles portant des dossards de basketball dans un gymnase.Sijia Liu (2e à partir de la gauche dans la 2e rangée) avec une des équipes avec qui elle a joué lorsqu'elle était au secondaire. Photo : Sijia Liu/Facebook

Mes parents ne suivent pas le basketball de très près, raconte-t-elle. Ils ne connaissent pas les grands noms comme Kobe Bryant et LeBron James. Mais ils connaissent Jeremy Lin. Même s’ils ne sont pas de grands supporteurs, ils s’intéressent à Jeremy Lin.

Des partisans au président

Le président des Raptors, Masai Ujiri, est également un symbole de la diversité des Raptors. Il n’oublie pas ses origines et son enfance au Nigeria.

En dehors de ses responsabilités avec les Raptors, il s’occupe des relations avec l’Afrique du programme de la NBA pour le basketball sur ce continent.

Il est également très impliqué avec son association caritative The Giants of Africa.

Des personnes en train de mettre des pommes dans des sacs.Le président des Raptors Masai Ujiri (au centre) est impliqué dans plusieurs initiatives caritatives à l'étranger et au Canada. Photo : La Presse canadienne / Chris Young

Je pense que [Masai Ujiri] aide l’humanité avec ses actions, raconte Nav Bhatia.

Il n’est pas seulement le président des Raptors, mais aussi un président humanitaire. Il fait tout ce qu’il peut et nous le soutenons tous.

Nav Bhatia, le « Superfan » des Raptors de Toronto

Les partisans de toute origine tous ont une chose un commun : le désir de voir les Raptors remporter un premier championnat.

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