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Crue printanière : Clarence-Rockland sur un pied d'alerte

Un homme empile des sacs de sable à l'extérieur de sa résidence.

Richard Maisonneuve, de Clarence Point, protège sa maison à l'aide de sacs de sable.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

À Clarence-Rockland, dans l'Est ontarien, l'inquiétude commence à s'installer alors que le niveau de l'eau menace de causer des inondations majeures durant la fin de semaine.

La pression commence à monter [...] parce qu'on nous dit tellement que ça va être pire que 2017, confie Josée Brennan, une résidente de Clarence-Rockland.

Si c'est pire, j'ai pas d'assurances, je perds tout, je suis ruinée.

Josée Brennan, résidente de Clarence-Rockland

Bien que l'eau ne menace pas encore sa résidence, cette sinistrée des inondations d'il y a deux ans vit des moments d'angoisse en attendant le pic des crues.

Même son de cloche chez Michelle Dunning et Richard Maisonneuve, un couple de Clarence Point, sinistré en 2017.

Moi, je me sens très stressée, parce que c'est du déjà vu. [...] Je regarde la rivière, je regarde la glace descendre, puis ça me fait mal au coeur, se désole Mme Dunning.

Une femme et un homme répondent aux questions d'une journaliste

Michelle Dunning et Richard Maisonneuve, un couple de Clarence-Point sinistré en 2017

Photo : Radio-Canada

Franchement, on est plus préparés qu'on l'était y a deux ans. On a des toiles, des sacs, des roches... on est bien préparés, mais ça veut pas dire qu'on va s'en sauver, explique quant à lui M. Maisonneuve.

Ce dernier estime qu'il devra vendre sa maison ou la faire surélever si les inondations frappent encore cette année.

On va se prendre en mains et espérons que lui en haut nous aide...

Michelle Dunning, résidente de Clarence-Point

Au centre-ville de Clarence-Rockland, des dizaines de bénévoles ont mis la main à la pâte pour remplir des sacs de sable.

On veut pas repasser par ce qu'on a vécu en 2017. C'était très tragique. Il y a bien des gens qui ont perdu leur maison, se rappelle Diane Taylor, une bénévole. J'ai vu l'annonce sur Facebook. Ils avaient besoin de volontaires et je suis venue aider.

J'imagine que les gens touchés en 2017 doivent revivre des cauchemars. Même si c'est en prévention, le risque est toujours là, souligne de son côté Colette Cossette, une autre bénévole.

Pour sa part, le maire de Clarence-Rockland, Guy Desjardins, tient à se faire rassurant. Moi et le chef des pompiers, on fait nos rondes depuis ce matin. L'eau a monté un peu, quelques pouces, c'est rien d'inquiétant encore, dit-il.

M. Desjardins s'attend à ce que l'eau atteigne un niveau critique dimanche. D'ici là, près de 150 000 sacs de sable sont disponibles pour les résidents.

Avec les informations de Florence Ngué-No

Ottawa-Gatineau

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