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Vaccination : les émotions supplantent les faits, déplore la Santé publique

Un jeune garçon se fait vacciner.

Un jeune garçon se fait vacciner.

Photo : getty images/istockphoto / hayatikayhan

Charles D'Amboise

Même si 9 enfants sur 10 se font vacciner au Québec, plusieurs parents remettent toujours en doute l'efficacité de la vaccination, déplore l'Association canadienne de santé publique.

« On estime que le tiers des parents ont un certain niveau d’hésitation par rapport à la vaccination », indique la porte-parole pour l’Association canadienne de santé publique, Eve Dubé.

À l'approche de la Semaine mondiale de la vaccination, l’anthropologue et chercheuse à l’Institut national de Santé publique du Québec affirme que, plus que jamais, les parents se questionnent sur le bien-fondé de la vaccination en raison de discours méfiants qui circulent dans la société.

« On est des êtres humains et on est très influencés par les émotions, par les histoires. Ça influence souvent davantage que des statistiques de la Santé publique. […] Une foule d'’informations erronées circulent sur Internet. Les infirmières rencontrent de plus en plus de parents qui doutent. Il y a tout un travail de sensibilisation à faire », explique-t-elle.

La vaccination et la désinformation

Débat polarisé

Le débat sur la vaccination s'incarne notamment à travers de récents cas de rougeole ont été confirmé à travers le pays. Dans le cas de cette maladie très contagieuse, la Santé publique rappelle que la vaccination est le meilleur moyen d’éviter une épidémie.

« Un enfant sur 3000 peut mourir de la rougeole. Ce n’est pas aussi bénin qu’on puisse penser », affirme l’experte.

Plusieurs vaccins sèment toujours des doutes dans la tête de certains parents. « C’est le cas du vaccin contre le virus du papillome humain [VPH], qui est donné en quatrième année », explique la porte-parole.

Même si le discours reste « très polarisé » dans la sphère publique, la chercheuse rappelle que dans les faits, la plupart des enfants sont vaccinés au Québec.

« Le discours est très polarisé. Ça donne l’impression qu’il y a davantage de parents qui sont anti-vaccins, alors que c’est une très petite proportion de parents », nuance-t-elle.

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