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Des victimes de violence conjugale exposent leurs histoires au Musée régional de Rimouski

La pyrogravure et le tissage ont notamment été utilisés pour créer les oeuvres de l'exposition.

Photo : Radio-Canada

Marie-Christine Rioux

L'exposition « Osons nos histoires » présentée au Musée régional de Rimouski réunit des oeuvres réalisées par 10 femmes qui ont vécu de la violence conjugale. Elles ont décidé de raconter leur histoire par l'intermédiaire de l'art grâce à la maison d'aide et d'hébergement pour femmes victimes de violence conjugale La Débrouille, située à Rimouski.

Pour ces femmes, il s'agit autant d'une façon de dénoncer cette réalité que de se guérir des conséquences que le cycle de violence conjugale a eues dans leurs vies.

Différents types d'oeuvres ont été créées puis rassemblées pour l'exposition.

L'intervenante à La Débrouille, Marie Nicolas, explique que le projet est né à la suite de discussions de groupe menées entre des femmes victimes de violence conjugale.

Les femmes avaient travaillé la violence conjugale en elles-mêmes, elles l'avaient réfléchie en groupe. On avait un groupe de femmes qui étaient prêtes à dénoncer cette problématique-là dans l'espace public, dit-elle.

On voulait qu'elles vivent la transformation par l'art.

Marie Nicolas, intervenante à La Débrouille

Claire, l'une des participantes au projet « Osons nos histoires », affirme que cette initiative lui a permis de s'affranchir de la honte.

On a réussi à s'affranchir de la honte. On est sorties du silence.

Claire, participante au projet « Osons nos histoires »

Elle ajoute que la création des oeuvres lui a permis de se replonger dans ce qu'elle a vécu et de transformer quelque chose de moins beau en quelque chose de plus beau.

Ça nous a fait sortir ce qui était resté en dedans. [...] Ça nous a comme guéries.

Claire, participante au projet « Osons nos histoires »

Claire mentionne que des techniques de pyrogravure et de tissage ont été utilisées pour réaliser les différentes oeuvres de l'exposition.

Elle explique que la pyrogravure a servi à représenter les blessures, les traces que ça a laissées dans [leurs] corps. Claire souligne également que les oeuvres faites à partir de clous et de laine tissée symbolisent le « retissage » que les femmes qui ont participé au projet ont entrepris dans leurs vies.

Des tableurs divers sont accrochés au mur.

Des oeuvres réalisées par des participantes au projet «Osons nos histoires»

Photo : Radio-Canada

La participante ajoute que les différentes oeuvres servent également à sensibiliser les femmes à la violence conjugale tout en leur faisant prendre conscience que c'est possible de s'en sortir et que c'est possible aussi de pas rentrer dans ça [la violence conjugale] quand on est avisées.

L'exposition est présentée jusqu'au 22 avril.

Avec les informations de Nadia Ross

Bas-Saint-Laurent

Arts