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analyse

Financement du réseau structurant : qui doit trancher?

François-Philippe Champagne répond aux questions des journalistes lors d’une mêlée de presse à l’extérieur de l’édifice Honoré-Mercier, à Québec.
Le ministre François-Philippe Champagne à la sortie de sa rencontre avec le président du Conseil du trésor, Christian Dubé Photo: Radio-Canada
Louise Boisvert

Voilà plus de deux mois que le financement du projet structurant fait la manchette. Les modalités entourant la part du gouvernement fédéral ne sont toujours pas connues. À force de voir Québec et Ottawa se renvoyer la balle, on ne sait plus qui doit trancher.

L'ajout de la Ville de Montréal dans l'équation rend les choses encore plus compliquées.

Ottawa demande maintenant à la métropole de renoncer à une partie des sommes qui lui sont promises pour le transport en commun afin de permettre aux autres villes du Québec, notamment à la Ville de Québec, d'obtenir sa juste part.

La mairesse de Montréal a fait la seule chose à faire devant cette proposition. Valérie Plante a refusé net, par deux fois.

Elle disait plus tôt cette semaine qu'elle n'a pas à être gênée des sommes qui lui sont destinées.

L'administration Labeaume partage cet avis. Pas question de se lancer dans une guerre entre Québec et Montréal.

On revient à la case départ.

Négociations en coulisse

La mairesse Plante a tout de même rencontré jeudi le président du Conseil du Trésor, Christian Dubé, pour discuter d'enjeux de transport. Le réseau structurant était à l'ordre du jour.

La ministre responsable de la capitale nationale, Geneviève Guilbault, y voyait là une chance d'ouvrir le dialogue.

Peu de choses ont filtré de ce tête-à-tête, hormis qu'une prochaine rencontre sera nécessaire.

Erreur de communication

Pendant que les parties négocient, l'administration Labeaume a raté une occasion de montrer sa bonne foi à l'égard du dossier du réseau structurant. Lundi, Rémy Normand a qualifié de farfelues les préoccupations des citoyens à propos du projet. Son irritation était palpable.

Le ministère de l'Environnement exige que la Ville fasse la démonstration que le tramway est le meilleur mode de transport dans le cadre du processus d'évaluation environnementale.

La Ville a manqué de flair à ce sujet. Elle aurait dû comprendre il y a des mois qu'elle avait tout à gagner à faire cet exercice pour présenter des arguments fouillés et précis. Cela la rattrape aujourd'hui.

L'opposition l'a bien compris.

Québec 21 exige que l'étude des modes de transport soit confiée à un tiers.

Démocratie Québec dénonce le manque de considération du président du RTC à l'égard des citoyens qui posent des questions.

M. Normand a tenté de se reprendre en affirmant qu'il a toujours été dans l'intention de la Ville de demander à une firme privée de mener l'étude sur les modes de transport.

Mais le mal était fait.

Louise Boisvert analyse la politique municipale à Québec

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