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« On est prêts à affronter la crue », disent des riverains de l’Outaouais

Marc Rossignol devant sa résidence.

Marc Rossignol, qui habite dans le secteur de Masson-Angers à Gatineau, se dit prêt à affronter la crue.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Poudrier

Radio-Canada

Alors que la population anticipe la crue annoncée dans les régions de l'Outaouais et de l'Est ontarien, des résidents affirment avoir tiré des leçons des inondations de 2017 et promettent de ne pas se faire prendre une nouvelle fois par la montée des eaux.

La situation est telle que la Commission de planification de la régularisation de la rivière des Outaouais (CPRRO) a prévenu la population que les niveaux d'eau pourraient atteindre ceux observés lors des inondations de 2017.

Depuis jeudi, Marc Rossignol et des proches s’affairent à construire une digue de sacs de sable autour de la résidence d’un ami qui habite à Masson-Angers, aux abords du chemin du Fer-à-Cheval. Aujourd’hui, on va finaliser ça à la petite pelle et on va déplacer notre équipement, a-t-il dit.

On est pas mal préparés, je crois. Mieux qu’il y a deux ans.

Marc Rossignol

M. Rossignol affirme que le souvenir des inondations de 2017, toujours vif dans son esprit, l’a fortement poussé à se préparer à affronter les précipitations qui pourraient atteindre plusieurs dizaines de millimètres au cours des prochains jours.

Un mur de sacs de sable entoure une résidence

Les résidents du chemin du Fer-à-Cheval dans le secteur Masson-Angers se préparent en vue de la crue soudaine de la rivière des Outaouais.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Poudrier

Des mesures concrètes

Le spectre d’une situation similaire à celle d’il y a deux ans influence d’ailleurs la façon dont les gens se préparent à la crue.

Nous, ici, on s’est fait 3000 sacs [jeudi], explique Marc Rossignol, ajoutant que le groupe d’une quinzaine de personnes qui participaient à la corvée n’a pas chômé.

M. Rossignol précise que leur mur de sacs de sable fait 15 cm (6 po) de plus que celui que le groupe d'amis avait construit en 2017. Si jamais l’eau passe, ce sera ce que ce sera, dit-il.

Des gens déplacent des sacs de sable.

Des citoyens s'affairent à protéger leurs biens de façon préventive.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Poudrier

M. Rossignol et ses amis ne sont pas les seuls à mettre la main à la pâte. Le message s’est passé tout le long de la rue qu’il faut se préparer avant que ça arrive. Là, je pense qu’on va être prêts pour l’affronter, mentionne le riverain en riant.

De son côté, Jean-Luc Meunier, un résident qui habite au coin des rues Moreau et Jacques-Cartier, attendait les instructions de la Ville de Gatineau avant d’entamer des démarches. Vendredi matin, le Gatinois disposait des sacs de sable sur son terrain afin de protéger son habitation.

M. Meunier avoue n’avoir aucune idée du nombre de sacs qui seront nécessaires pour protéger ses biens et il ne prévoit pas mettre en place d’autres mesures en vue de la crue. On se croise les doigts que ça ne monte pas plus haut qu’en 2017, puis c’est tout, conclut-il.

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