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Un an de prison pour avoir laissé son chien mourir de faim

Kyle Springer est escorté par une shérif au palais de justice de Woodstock.
Kyle Springer n'a pas réagi lorsque la peine d'un an de prison a été imposée. Photo: CBC
Radio-Canada

Un homme de 27 ans de la région de Woodstock, dans l'ouest du Nouveau-Brunswick, devra passer la prochaine année derrière les barreaux pour avoir laissé son chien mourir de faim dans la maison mobile qu'il avait abandonnée.

Kyle Springer a déménagé dans l’ouest du pays en 2015. Il a laissé sur place son chien Diesel sans prévenir personne. Le propriétaire de la maison mobile a découvert le cadavre du chien deux mois plus tard lorsqu’il est allé réclamer le loyer impayé. L'animal était couché en position foetale près d’une fenêtre.

Diesel avait les côtes saillantes et les yeux enfoncés. La nécropsie a confirmé qu’il était mort de faim. Il n’avait que de petits bouts de plastique dans l’estomac.

D’après l’énoncé des faits présenté en cour jeudi, des signes dans la maison témoignaient de ses efforts désespérés pour se nourrir : des sacs de sucre et de poubelle étaient éventrés, ainsi que des oreillers.

Il y avait également des traces de griffes partout dans la maison.

Le chien Diesel posé près d'une fenêtre.Diesel, un mélange de berger allemand et d'une autre race, avait fouillé partout dans la maison mobile à la recherche de nourriture. Photo : Advocates for Animals

Un mandat d’arrêt avait été lancé contre Kyle Springer en juin 2015 après une enquête de la GRC et de la SPCA. Ce n’est toutefois que trois ans plus tard, en novembre 2018, qu’il a été arrêté. Une dénonciation anonyme a permis aux policiers de l’intercepter dans le stationnement d’un supermarché de Florenceville-Bristol.

Il a plaidé coupable en janvier dernier d'une accusation de cruauté envers des animaux.

Une peine exemplaire

La Couronne avait recommandé une peine de 5 à 6 mois de prison, et la défense, de 90 jours à purger de façon intermittente. Le juge Julian Dickson, toutefois, a choisi d’imposer une peine exemplaire : un an de prison, suivi d’une année de probation assortie d’une interdiction de posséder des animaux ou d’en avoir en sa présence pendant trois ans suivant sa libération.

Il a qualifié cette affaire de « dérangeante », d’autant plus que Springer n’a pas pu justifier ses actions.

Le chien Diesel a connu une mort lente et horrible, a déclaré le juge Dickson. Pour cette raison, il considérait les recommandations de la Couronne et de la défense comme « très inadéquates ».

M. Springer dit éprouver des remords, mais je doute de sa sincérité, a-t-il ajouté.

L’homme devra suivre les évaluations ou les programmes que son agent de probation jugera nécessaires au terme de sa peine, par exemple des traitements de santé mentale.

Des manifestants

Une centaine de manifestants s’étaient présentés au palais de justice du comté de Carleton pour le prononcé de la peine. Ils ont accueilli la décision du juge avec satisfaction.

[...] Finalement, quelqu’un écoute, c’est ce que ça prenait, a lancé Susan Henley, une défenseure des droits des animaux, en agitant une pancarte.

Avec les informations de Bobbi-Jean MacKinnon, CBC

Nouveau-Brunswick

Crimes et délits