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L'astronaute David Saint-Jacques participe à la capture d'un vaisseau-cargo

Gros plan du visage de David Saint-Jacques dans son scaphandre lors de la sortie dans l'espace du 8 avril.
L'astronaute David Saint-Jacques sera bientôt appelé à manipuler lui-même le bras canadien. Photo: Agence spatiale canadienne/David Saint-Jacques
Radio-Canada

Un vaisseau-cargo Cygnus est arrivé vendredi à la Station spatiale internationale (SSI) un jour et demi après avoir décollé d'un pas de tir situé à l'île Wallops, en Virginie. L'astronaute canadien David Saint-Jacques a assisté sa collègue de la NASA Anne McClain qui manipulait le bras robotisé Canadarm2 pour « attraper » l'engin chargé de vivres et de matériel destiné à des expériences scientifiques à bord du laboratoire orbital.

Un contrôleur de vol canadien a fait partie de l'équipe au sol chargée de l'opération de robotique depuis le centre de contrôle de mission de la NASA à Houston, au Texas.

En plus d'appareils techniques, dont un bioanalyseur, qui permettra d'effectuer des analyses sanguines en orbite plutôt que d'expédier les échantillons sur Terre, le cargo transporte aussi de la nourriture fraîche, y compris des spécialités canadiennes et des produits de l'érable, en plus d'aliments qui serviront à la préparation d'un repas pascal pour l'équipage.

Parmi ces douceurs terrestres, on trouve un chili de bison destiné à David Saint-Jacques, a fait savoir Danielle Cormier, contrôleuse de mission pour l'Agence spatiale canadienne (ASC), sur les ondes de Gravel le matin. « C'est une recette familiale », a-t-elle précisé.

L'utilisation de vaisseaux-cargos automatisés est en fait « la principale méthode utilisée pour ravitailler la SSI », a ajouté Mme Cormier. « Cela fait plus de 30 véhicules que l'on attrape comme cela. »

En entrevue à RDI, le directeur du Planétarium de Montréal, Olivier Hernandez, a précisé que ce type d'engin spatial « a une durée de vie d'environ un mois ». Une fois vidé de sa cargaison, le vaisseau-cargo sera rempli des déchets produits par les astronautes, puis propulsé vers notre planète, où il se désintégrera dans l'atmosphère, a-t-il ajouté.

« C'est un exercice extrêmement bien programmé et répété », a encore mentionné M. Hernandez, avant de souligner que la capture du vaisseau-cargo avait été couronnée de succès à toutes les tentatives depuis la mise en orbite de la station spatiale, à la fin des années 1990.

Le reportage de Marie-Claude Dupont.

On a l'impression que tout se passe au ralenti, mais en fait, c'est un faux ralenti, parce que [la station et le cargo] vont à une vitesse d'à peu près 28 000 km/h.

Olivier Hernandez, directeur du Planétarium de Montréal

Après avoir prêté main-forte à l'astronaute américaine, David Saint-Jacques sera appelé à contrôler à son tour le bras canadien lors d'une future mission de ravitaillement.

Le 28 avril prochain, ce sera ainsi à lui d'« attraper » le prochain cargo automatisé, a fait savoir Mme Cormier.

La manoeuvre a fait l'objet d'une formation intensive aux locaux de l'ASC, à Longueuil.

« Tous les astronautes appelés à travailler en robotique [à bord de la station spatiale] se sont entraînés à l'Agence spatiale canadienne », a précisé Mme Cormier, et ce, peu importe leur nationalité.

Avec les informations de La Presse canadienne

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