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Maternelles 4 ans : Québec veut solliciter les parents d'enfants inscrits au CPE

Une classe de maternelle quatre ans.

Québec s'est engagé à offrir 250 classes de maternelles 4 ans dès septembre, partout au Québec.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Fortier

La Presse canadienne

Pour remplir ses futures classes de maternelles 4 ans, le gouvernement Legault prépare une vaste campagne de promotion destinée aux parents de jeunes enfants, y compris ceux inscrits dans un centre de la petite enfance (CPE).

L'opposition péquiste estime que le gouvernement s'apprête ainsi à vider et à fragiliser le réseau des services de garde éducatifs.

Mais deux ministres du gouvernement, le ministre de la Famille, Mathieu Lacombe, et celui de l'Éducation, Jean-François Roberge, se sont bien défendus, jeudi, de vouloir faire du « maraudage » au détriment du réseau des CPE.

Malgré la directive du ministère de l'Éducation transmise récemment aux commissions scolaires, ils ont nié encourager une concurrence entre CPE et futures maternelles 4 ans.

Cette directive, qui date du 21 mars, aborde la création prochaine des maternelles 4 ans en invitant les directeurs de commissions scolaires à rejoindre « un large bassin de parents », sans tenir compte du type de service de garde « dont leur enfant pourrait bénéficier ».

Le ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge, justifie l'approche gouvernementale en disant qu'elle est basée uniquement sur la volonté d'informer les parents. « Ce n'est pas une prison, les CPE », a-t-il commenté, en mêlée de presse jeudi, en se faisant le défenseur de la liberté de choix.

« On n'ira pas enlever des enfants de force des CPE », a renchéri le ministre Lacombe, tout en reconnaissant que l'ajout dans le réseau des maternelles 4 ans « aura un impact » certain sur les CPE.

Un engagement

Québec s'est engagé à offrir 250 classes de maternelles 4 ans dès septembre, partout au Québec.

Pour cela, il faudra que la demande corresponde à l'offre et le gouvernement investira prochainement dans une campagne « d'information » visant à « informer les parents de la disponibilité des services », a ajouté M. Roberge, en se disant convaincu de pouvoir compter sur l'intérêt des parents pour ce nouveau service.

Ce n'est pas une question de maraudage, c'est une question de ne pas faire de discrimination.

Le ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge

La détermination du gouvernement paraît inébranlable, car les classes prévues ouvriront leurs portes, même si elles sont à moitié vides. Dès qu'on pourra accueillir au moins six élèves, la classe fonctionnera. « Elles ne seront peut-être pas toutes pleines à 100 % », a-t-il convenu.

L'opposition péquiste estime que le gouvernement Legault fonce droit devant dans ce dossier, sans jamais avoir démontré la nécessité de ces classes ni évalué l'intérêt des parents.

« C'est extrêmement inquiétant », a commenté la porte-parole péquiste, la députée Véronique Hivon, préoccupée de voir le gouvernement s'apprêter à « fragiliser » le réseau des CPE pour respecter son engagement à tout prix.

Elle s'interroge à savoir si cet engagement vise à répondre aux besoins des enfants ou plutôt à ceux du gouvernement.

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