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Les reliques d'un jeune martyr à Sherbrooke

Le Dom Charles-Rafael Payeur et la relique de Saint-Paulil

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les reliques d'un saint datant du 5e siècle, Saint-Paulille, se retrouvent à Sherbrooke. La communauté de la Fraternité Saint-Jean l'Évangéliste accueille le martyr dans une petite chapelle de l'église cathédrale Saint-Jean.

C’est le Dom Charles-Rafael Payeur qui animait jeudi la cérémonie. Selon lui, le saint, qui a refusé de renier sa foi, reste un symbole actuel.

Ce saint a été martyrisé pour avoir perpétué sa foi en Jésus-Christ fils de Dieu; c'est un peu l'origine de ce martyr. Et pour toutes sortes de circonstances, ces reliques nous ont été offertes, elles étaient il y a encore quelques mois en Allemagne, explique-t-il.

Un saint, c'est un modèle par le fait qu'il demeure dans son axe, qu'il honore ce qu'il est, qu'il honore ses valeurs.

Dom Charles-Rafael Payeur

C’est ainsi que les reliques de Saint-Paulille, un adolescent dont le squelette entier a été conservé, se retrouvent à Sherbrooke, dans un lieu chargé d’histoire. Construite en 1902, l'ancienne église anglicane à l'angle des rues Montréal et Dufferin est classée bâtiment patrimonial.

Elle a été cédée en 2008 à la Fraternité sacerdotale Saint-Jean associée à l'église catholique apostolique du Brésil, indépendante de Rome depuis 1945.

On sait que les os, c'est sacré. Dans l'église, on considère qu'il y a une présence particulière lorsqu'on a les reliques d'un saint, poursuit-il.

La relique de Saint-Paulille était en Allemagne avant d'être exposée dans la chapelle d'une petite église de Sherbrooke. On voit ici la relique avec des vêtements d'époque. Le visage du squelette a plusieurs bijoux imitant les yeux, le nez et la bouche.

La relique de Saint-Paulil était en Allemagne avant d'être exposée dans la chapelle d'une petite église de Sherbrooke.

Photo : Radio-Canada

La cérémonie, appelée translation des reliques, s'accompagnait d'un chant ancien, la litanie des saints. Des martyrs qui demeurent des modèles aux yeux des fidèles.

C'est de tenir à qui on est, à nos valeurs et ne jamais faire les choses pour plaire à d'autres, a confié Sylvie Lavallée, présente à la cérémonie.

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