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Émile Loranger : cinq jours d'audience à la Commission municipale du Québec

Émile Loranger, assis à la table du conseil, s'adresse aux élus.

Libéré d'une plainte de harcèlement psychologique, le maire de L'Ancienne-Lorette, Émile Loranger, a fait un retour au conseil municipal.

Photo : Radio-Canada / Daniel Coulombe

Louise Boisvert

La Commission municipale du Québec a retenu cinq jours d'audience au calendrier en juillet pour entendre le maire de L'Ancienne-Lorette. Émile Loranger fait face à 14 manquements au Code d'éthique et de déontologie des élus.

Le maire Émile Loranger devra se présenter devant un juge administratif en plein été, du 8 au 12 juillet, selon le calendrier publié sur le site de la Commission municipale du Québec (CMQ).

Cinq jours d'audience ce n'est pas rare, selon la porte-parole de la Commission, Isabelle Rivoal.

Ces journées vont permettre à la Direction du contentieux et des enquêtes de la Commission, qui a cité le maire à comparaître, à présenter sa preuve, à déposer des documents et à interroger des témoins.

S'il y a des admissions de la part de M. Loranger d'ici là, le nombre de jours pourrait être réduit.

Le juge va déterminer si les manquements sont fondés. Il déterminera une sanction après avoir entendu les deux parties.

La décision est finale et sans appel.

Manquements

En mars, la Direction du contentieux a complété son enquête sur le comportement du maire Loranger, à la suite d'un vote douteux survenu en décembre au conseil municipal de L'Ancienne-Lorette.

Dans la foulée de la plainte de harcèlement psychologique qui pesait contre lui, le maire avait tenté de faire pencher un vote en sa faveur pour éviter une enquête.

C'est finalement la ministre des Affaires municipales, Andrée Laforest, qui avait mandaté la CMQ pour qu'elle fasse la lumière dans cette affaire.

Ce que l'on reproche au maire concerne non seulement le vote, mais aussi sa tentative d'influencer l'appui de deux conseillers lors de repas payés à même les fonds municipaux.

Cause secondaire

Pour le conseiller indépendant, Charles Guérard, il aurait mieux valu que la CMQ enquête sur la plainte de harcèlement psychologique déposée contre le maire Loranger plutôt que sur le vote du mois de décembre.

Pour ma part, c'est la pointe de l'iceberg. Cela reste accessoire. Ce qui me préoccupe le plus c'est ce qui s'est passé dans le dossier du harcèlement psychologique.

Charles Guérard, conseil municipal, Ville de L'Ancienne-Lorette

Charles Guérard souligne que les citoyens ont payé cher l'entente à l'amiable conclue l'automne dernier avec l'ancienne chef de cabinet de M Loranger, Marie-eve Lemay. « C'est 300 000 $ quand même ! »

En mars, la CMQ avait expliqué que Mme Lemay, principal témoin, avait refusé de répondre aux questions. Elle souhaitait tourner la page sur ces événements. L'enquête ne peut pas aller plus loin.

Défense

Émile Loranger a engagé la firme Cain Lamarre pour le représenter. Il a promis d'aller défendre son intégrité. Il a déjà annoncé qu'il paierait ses frais d'avocats s'il perdait sa cause.

Autrement, ce seront les contribuables de L'Ancienne-Lorette qui le feront, comme le prévoit la loi.

Le maire s'expose à une suspension d'une durée maximale de 90 jours. Le juge pourrait également lui demander de rembourser une partie du salaire reçu depuis l'infraction.

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