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Le garde-manger du golfe du Saint-Laurent moins garni

Deux espèces de zooplanctons exotiques ont été retrouvées dans le lac Érié pour la première fois en si haute latitude.

Photo : EMBL

Radio-Canada

La biomasse du golfe du Saint-Laurent est en baisse. C'est ce qu'a dévoilé l'Institut Maurice-Lamontagne (IML) jeudi dans le cadre de la présentation des conditions chimiques et biologiques dans le golfe du Saint-Laurent pour l'année 2018.

La biomasse du golfe du Saint-Laurent est en quelque sorte le garde-manger des espèces marines.

Les scientifiques de l'institut ont observé une diminution de 15 % à 40 % du zooplancton.

Pour l'instant, il est difficile de mesurer l'effet sur les stocks de poissons. Marjolaine Blais, biologiste en océanographie biologique à Pêches et Océans Canada, explique que les scientifiques ignorent si les espèces qui consomment du zooplancton sont limitées par cette baisse ou si elles ont toujours assez de nourriture.

S’il y en a déjà abondamment et que là ça diminue, reste qu’on en a encore abondamment et il n’y aura pas nécessairement d’impact, précise-t-elle.

Les scientifiques de l’institut ont aussi observé, en raison des changements climatiques, une augmentation des copépodes d'eaux chaudes. Les copépodes sont de petits crustacés marins à la base de la chaîne alimentaire.

Ces deux constats scientifiques ont une incidence sur la quantité de carbone disponible dans le fleuve et, donc, sur la quantité de nourriture disponible pour les espèces marines

L’année 2018 a aussi été marquée par l'atteinte d'un minimum record des concentrations d'oxygène dissous à 300 mètres, ce qui a des conséquences sur l'habitat de la morue.

Cette réalité ne concerne pas tous les habitats du poisson, mais pourrait devenir problématique si le problème devient généralisé.

Ça ne menace pas tant et aussi longtemps qu’on n'a pas d’autres habitats qui sont disponibles. Le jour où il n’y en a plus, là, oui, c’est très problématique.

Marjolaine Blais, biologiste en océanographie biologique à Pêches et Océans

Les scientifiques de l'IML intégreront ces données scientifiques à leurs travaux sur l'évaluation des stocks de poisson qui servent à émettre les quotas de pêche.

D’après les informations d’Isabelle Damphousse

Bas-Saint-Laurent

Science