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Exclusif

De nouvelles plaintes sont déposées contre le Centre hospitalier Restigouche

Le Centre hospitalier Restigouche vu de l'extérieur.

Le Centre hospitalier Restigouche est situé à Campbellton, dans le nord du Nouveau-Brunswick (archives).

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le Centre hospitalier Restigouche, principal hôpital de soins psychiatriques du Nouveau-Brunswick, fait l'objet de nouvelles plaintes depuis le dépôt du rapport de l'ombudsman, qui avait révélé de multiples cas de mauvais traitements, selon ce qu'a appris Radio-Canada.

En février dernier, l’ombudsman du Nouveau-Brunswick, Charles Murray, dévoilait un rapport accablant concernant des patients victimes d'actes de négligence, de violence et de traitement inacceptable au Centre hospitalier Restigouche, situé à Campbellton.

Au moins une dizaine de famille de patients et anciens employés de l'établissement ont contacté l'ombudsman depuis le dépôt de son rapport. On parle de situations comparables à celles décrites dans les appendices de notre rapport.

M. Murray ajoute que s'il devait dresser un portrait de la situation dans l'institution, elle s'avérerait pire que ce à quoi il s'attendait au début de l'enquête. Il raconte avoir été troublé par les détails qui lui ont été communiqués.

« Des cas de mauvais traitements, de manque de soins psychiatriques adéquats, des problèmes thérapeutiques, des problèmes avec les médecins. »

— Une citation de  Charles Murray, ombudsman du Nouveau-Brunswick
Charles Murray en point de presse. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Charles Murray, l'ombudsman du Nouveau-Brunswick, a rendu public son rapport sur le Centre hospitalier Restigouche jeudi.

Photo : Radio-Canada / Michel Corriveau

Selon l’ombudsman, le rapport a ainsi permis de donner une voix aux employés du CHR qui n'avaient jusqu'alors pas porté plainte.

Même les gens qui travaillent à l'intérieur du centre ont parlé d'une culture du silence. On comprend donc que notre rapport a permis de briser ce silence.

Qu'adviendra-t-il de ces plaintes?

Charles Murray n’écarte pas l’idée de faire une enquête et peut-être même un autre rapport avec cette dizaine de nouvelles plaintes. Dans son premier rapport, cinq cas étaient exposés.

Toutefois, il explique qu'il y a plusieurs cas, autre que le CHR, qui exigent aussi son attention.

Il y a beaucoup d'endroits dans lesquels on veut faire des enquêtes, on ne peut pas se limiter à une seule institution, même si on comprend que les enjeux sont très importants.

Il a pour l’instant confié au moins la moitié de ces nouvelles plaintes à Georges Weber, un spécialiste en matière de santé mentale mandaté par le gouvernement du Nouveau-Brunswick pour examiner les questions soulevées par son rapport.

Si on a un peu de confiance que M. Weber a compris les enjeux et que l'institution est en train de régler ça [la situation], on va probablement donner le temps à l'institution pour mettre ces recommandations en action. On comprend que le changement de culture ne se fait pas en quelques semaines, ça doit prendre du temps et un grand effort, conclut-t-il.

Georges Weber doit d’ailleurs remettre un rapport au gouvernement au début du mois de mai.

Le réseau de santé Vitalité refuse de commenter pour l’instant. Nous attendons que le travail de M. Georges Weber soit complété avant de nous prononcer, a répondu un porte-parole par courriel.

L'ombudsman exhorte d'ailleurs le gouvernement à rendre le rapport écrit de Georges Weber public lorsqu’il sera terminé.

Avec les informations de Nicolas Steinbach

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