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Le service d'incendie de Montréal n'aura plus ses propres autobus pour les sinistrés

Les autobus d'aide aux sinistrés du Service de sécurité incendie de Montréal étaient des autobus de type scolaire aménagés avec des tables, un évier et même des toilettes.

Les autobus d'aide aux sinistrés du Service de sécurité incendie de Montréal étaient des autobus de type scolaire aménagés avec des tables, un évier et même des toilettes.

Photo : Radio-Canada / René Saint-Louis

René Saint-Louis

Le Service de sécurité incendie de Montréal (SIM) retire du service son dernier autobus d'aide aux sinistrés. Ce sont dorénavant uniquement des autobus de la Société de transport de Montréal (STM) qui seront utilisés pour abriter les personnes évacuées lors d'incendies majeurs.

Le SIM comptait trois de ces autobus, un pour l'est de la métropole, un pour l'ouest et un dernier pour le centre de l'île.

Deux de ces autobus avaient été retirés du service en 2015. Le dernier vient tout juste de l'être.

La décision a été prise en raison des coûts de main-d'oeuvre associés à chacun de ces autobus. Pour qu'ils soient prêts à sortir en tout temps, il fallait maintenir quatre quarts de travail, donc quatre salaires, par autobus, explique le chef de division aux opérations du SIM, Sylvain Ricard. En langage administratif, cela s'appelle « l'optimisation des véhicules de la flotte ».

Quand on évalue, on évalue tout, inclusivement les coûts. D'avoir un pompier 24 heures sur 24, comparativement à, mettons, faire appel 24 heures sur 24 à un autobus de la STM. Comme je vous ai énuméré tantôt tous les avantages, tout est pris en ligne de compte, non seulement le coût.

Sylvain Ricard, chef de division aux opérations du Service de sécurité incendie de Montréal
Sylvain Ricard devant un autobus de secours aux sinistrés.

Sylvain Ricard, chef de division aux opérations du Service incendie de Montréal

Photo : Radio-Canada / René Saint-Louis

En 2018, les pompiers de Montréal ont eu recours 96 fois à un autobus de la STM, tandis qu'ils ont utilisé leur propre autobus lors de 511 interventions.

Jusqu'à présent, l'utilisation ponctuelle d'autobus de la STM n'a pas eu d'impact sur les usagers du transport en commun. Le porte-parole de la STM, Philippe Déry, souligne que la STM possède 1807 autobus. « Lors du retrait d'un, deux, parfois même cinq véhicules, l'impact est somme toute minime », dit-il.

Le président du syndicat des chauffeurs d'autobus, Renato Carlone, dit que si le retrait d'un autobus cause quelques minutes de retard sur un trajet, la situation se rétablit dans la demi-heure qui suit.

Pour les sinistrés, le confort des autobus de la STM n'est pas le même que celui de l'autobus des pompiers, qui disposait de toilettes, d'un évier et de tables pour que les représentants de la Croix-Rouge puissent travailler avec eux.

Dans l'attente de la prise en charge des sinistrés par des employés de la Croix-Rouge, ce qui peut prendre une heure ou deux, dit-on, c'est l'opérateur de l'autobus, donc un pompier, qui avait cette responsabilité, un travail qui incombe maintenant au chauffeur d'autobus de la STM.

Appelée à commenter, la Croix-Rouge dit ne pas vouloir s'immiscer dans ce débat... L'organisme se contente de dire que les autobus des pompiers étaient plus confortables que ceux de la STM, mais que ce changement ne les empêche pas de travailler. On ajoute que les employés et les bénévoles de la Croix-Rouge peuvent aussi aller dans des centres communautaires, quand il en existe dans les environs.

Les trois autobus du SIM ne seront pas vendus. Ils serviront plutôt à transporter des pompiers lors de formations. Ils pourront aussi être utilisés lors de situations exceptionnelles comme d'énormes tempêtes de neige ou des inondations.

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