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La mère d'un enfant autiste dénonce des difficultés dans le système d'éducation

Un enfant autiste et sa thérapeute, jouant au ballon.

Intégrer des enfants autistes au système scolaire pose de nombreux défis.

Photo : iStock

Radio-Canada

La mère d'un enfant autiste de Rimouski dénonce les nombreuses difficultés rencontrées par les parents dans le réseau scolaire.

Sophie Turbide se désole de devoir se battre contre les préjugés et avec les établissements scolaires pour que son enfant reçoive les services auxquels il a droit.

Elle estime que les particularités de son enfant sont souvent abordées comme s'il s'agissait de problèmes de comportement.

Mon fils est très intelligent, il est autiste haut niveau, donc parfois, on sous-estime ses besoins ou ses manifestations autistiques et on voit ça comme des problèmes de comportement alors que c’est clairement des comportements autistiques.

Sophie Turbide, mère d’un enfant autiste

La mère demande que les professeurs aient les outils nécessaires pour inclure les enfants à besoins spéciaux. Elle souhaiterait également que ces enfants soient intégrés le plus possible à des classes dites régulières.

Sophie Turbide a reçu l'appui d'Autisme de l'Est-du-Québec. Sa directrice, Nadège Miguet, confirme que la majorité des parents vivent avec de l'anxiété et de la fatigue liées aux efforts qu'ils doivent déployer à la maison pour compenser le manque de services et de ressources.

C’est trop récurrent, on est sur du cas par cas, chaque famille doit combattre individuellement pour pouvoir permettre l’accès aux droits à leurs enfants, déplore-t-elle.

De son côté, le président de la Commission scolaire des Phares, Gaston Rioux, explique que l'inclusion des enfants atteints d'autisme dans les classes régulières continuera de se faire au cas par cas, puisque le Québec a choisi une approche différente.

Notre nouveau gouvernement et notre ministre de l’éducation a aussi une ligne directrice de créer plus de classes spécialisées, c’est un vent qu’on ne peut pas contrôler.

Gaston Rioux, président de la Commission scolaire des Phares

M. Rioux ajoute qu'une évaluation rigoureuse du besoin de chaque jeune permet généralement de diriger adéquatement les élèves vers une classe spécialisée ou régulière.

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Éducation