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Une entreprise au centre d'une plainte à Winnipeg fait face à un recours collectif à Calgary

Ron Mykytyshyn  devant ses factures.
Ron Mykytyshyn (à gauche) estime ne pas avoir à payer les 3310 $ qu'Utilebill lui réclame. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Utilebill Credit Corp., entreprise au centre d'une plainte pour avoir vendu des contrats abusifs en vente directe à Winnipeg, fait face à un recours collectif à Calgary pour usage d'informations fausses et trompeuses.

La déclaration, déposée le 11 février à la Cour du Banc de la Reine de Calgary, allègue qu’un vendeur de Secure Home Services serait venu à la porte de Ronald Mykytyshyn en 2015, en lui garantissant qu’il pourrait avoir une chaudière et un climatiseur contre des versements 165 $ par mois pendant deux ans.

« Il était tout feu tout flamme en nous faisant des promesses et en nous garantissant toutes sortes de choses, se souvient Ronald Mykytyshyn. On ne nous a rien dit sur un accord sur 10 ans ou autre ».

L’histoire de Ronald Mykytyshyn rappelle celle de Claude Caya, un sexagénaire winnipégois aux prises avec une dette après avoir signé un accord de 10 ans pour quatre produits de l’entreprise Prairie Home Comfort, laquelle est affiliée à Utilebill Credit Corp.

Cette dernière se décrit comme une entreprise de financement et dit que Secure Home Services était un de ses vendeurs. Les deux entités sont nommées à titre de défenseures dans le recours collectif.

Le client ne savait pas ce qu’il signait

Le recours allègue que le vendeur aurait fait des promesses verbales afin de conclure la vente d’un climatiseur et d’une chaudière, compilées dans un « accord de longue durée ».

À la demande de Ronald Mykytyshyn, le vendeur a ajouté un avenant au contrat pour poser noir sur blanc le contrat verbal et le signer.

Selon la plainte déposée, le vendeur aurait dit au couple de signer le contrat officiel pour recevoir son équipement, mais « qu’il recevrait un contrat révisé dans les deux semaines ».

Ronald Mykytyshyn affirme avoir payé ses factures durant les deux années suivant le contrat, qu’il pensait avoir signé, puis aurait cessé de verser de l’argent.

« Personnellement, j’estime que c’est le contrat que j’ai signé avec eux. Ils peuvent essayer de nous presser, mais ils n’auront rien. Nous n’allons pas leur donner plus d’argent », soutient-il.

Utilebill se dit indépendante des vendeurs

Dans un exposé de la défense du 29 mars, Utilebill nie « chaque allégation » de la déclaration déposée en cour.

« [Utilebill] est une identité indépendante de Secure Home Services, et il n’y a pas de lien entre les deux défendants », précise Utilebill dans son exposé.

Utilebill poursuit à son tour Ronald Mykytyshyn pour défaut de paiement en arguant que ce dernier doit 3310 $ à l’entreprise.

« L’action intentée en Alberta concerne un vendeur qui a vendu des contrats que nous avons financés. Ce dernier est aujourd'hui hors d'activité », affirme le propriétaire d'Utilebill, John Nassar.

L’entreprise s’oppose au recours collectif, jugeant que chaque plaignant « a été sujet à des accords différents, pour des équipements différents et avec des offres de financement différentes ».

Mathew Farrell est l’avocat qui représente le recours collectif. « Utilebill cherche à s’enrichir en se basant sur le fait que les contrats tombent sous le coup d’une mauvaise représentation », affirme-t-il.

Il ajoute que les contrats ne devraient pas être applicables.

Le recours collectif doit être évalué par un juge qui déterminera s’il est recevable. Mathew Farrell ajoute que, si tel est le cas, toute personne étant en contrat avec Utilebill ou Secure Homes pourrait se joindre au procès.

Avec des informations de Kristin Annable, CBC News

Manitoba

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