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Protection des espèces en voie de disparition : l'Ontario assouplit ses règles

Sur l'image, des caribous des bois menacés de disparition. Ils sont en petit troupeau sur des herbes jaunes. Au fond de l'image, des mini-sapins verts.
Des caribous des bois menacés Photo: John E. Marriott
Radio-Canada

Le gouvernement de Doug Ford propose de créer une nouvelle agence provinciale qui changera le processus de détermination du statut des espèces en Ontario. Les municipalités et les promoteurs immobiliers, entre autres, pourront d'ailleurs payer une somme pour contourner des restrictions qui visent la protection des espèces en voie de disparition.

Le gouvernement de l’Ontario propose de créer une agence indépendante appelée la « Fiducie pour la conservation des espèces en péril » pour permettre aux municipalités et aux industries de payer pour exploiter des terrains où vivraient des animaux ou des arbres en voie de disparition.

Les promoteurs immobiliers, par exemple, auront la possibilité de payer un montant d’argent déterminé par cette agence provinciale pour exploiter certains terrains. Cela ne serait pas possible aujourd’hui dû à certaines protections, restrictions et certains permis.

Aussi, si une espèce est en voie de disparition en Ontario, le gouvernement veut que le Comité de détermination du statut des espèces en péril en Ontario (CDSEPO) prenne en considération la situation géographique de l’espèce.

Par exemple, si une espèce est en voie de disparition en Ontario, mais pas dans d’autres provinces, le ministère de l’Environnement souhaite déterminer le niveau de risque d’extinction de l’espèce en se basant sur une vue globale de la condition celle-ci.

Ce comité devrait également prendre en considération le statut d’une espèce hors de l’Ontario.

Par exemple, le renard gris est répertorié comme étant une espèce menacée en Ontario, mais est une espèce commune et ne risque pas de disparaître dans d’autres régions.

La manière d’évaluer et de répertorier les espèces en voie de disparition sera plus souple.

Le ministère de l’Environnement se donne également la possibilité de suspendre pour un maximum de trois ans la protection automatique d’une espèce nouvellement répertoriée.

Les groupes environnementaux et les partis d’opposition à Queen’s Park s’inquiètent des conséquences qu’aura possiblement cette révision de la Loi sur les espèces en danger.

Doug Ford met encore une fois la condition de nos espèces en péril au profit de ses amis promoteurs immobiliers, dit le porte-parole en matière d’environnement du NPD de l’Ontario, Ian Arthur.

Le développement immobilier ne doit pas avoir lieu au détriment de notre diversité de la faune et de la flore, ajoute-t-il.

Protéger les espèces en voie de disparition a un impact direct sur notre écosystème. Ce gouvernement attaque constamment l’état de notre environnement, dit le chef du Parti vert de l’Ontario, Mike Schreiner.

Les Ontariens avaient jusqu’au 4 mars pour participer à la période de consultation de 45 jours.

Le ministère de l’Environnement dit avoir reçu près de 15 000 commentaires.

Le public, les communautés et les groupes autochtones, les organismes de protection de la nature et les entreprises étaient invités à se faire entendre sur la façon dont la province peut améliorer le sort des espèces en péril tout réduisant le fardeau des entreprises.

Plus de 230 espèces sont considérées comme étant menacées en Ontario.

Avec des informations de La Presse canadienne

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