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Des castors récalcitrants faisaient augmenter les risques d'inondation à Évangéline

Un castor
Un castor Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

À Évangéline, dans la Péninsule acadienne, des castors récalcitrants ont donné du fil à retordre à des employés du ministère des Transports et Infrastructure.

Un texte de René Landry

En début de semaine, l'eau a commencé à s'accumuler sur la route 345, à un point tel que les risques d'aquaplanage des automobilistes allaient en augmentant.

Cette partie de la route 345, à Évangéline, était devenue dangereuseCette partie de la route 345, à Évangéline, était devenue dangereuse Photo : Radio-Canada / René Landry

Des employés de la province, avec l'approbation du ministère de l'Environnement et des Gouvernements locaux, ont fait des travaux de nettoyage, mardi, et sont parvenus à déboucher les tuyaux qui bloquaient le ruisseau. Mais ils ont dû revenir le lendemain, mercredi.

La cabane construite par des castors à Évangéline, dans la Péninsule acadienneLa cabane construite par des castors à Évangéline, dans la Péninsule acadienne Photo : Radio-Canada / René Landry

Des castors, qui ont entrepris de construire leur cabane tout près l'automne dernier, ont érigé des barrages, ce qui empêchait l'eau de s'écouler normalement.

Albanie Comeau, résident d'Évangéline, dans la Péninsule acadienneAlbanie Comeau, résident d'Évangéline, dans la Péninsule acadienne Photo : Radio-Canada / René Landry

Un voisin, Albanie Comeau, assure que c'est la première fois qu'il voit une telle situation à cet endroit.

Les ouvriers sont venus avant-hier pour déboucher les tuyaux, raconte-t-il. Mais dans la nuit, les castors ont travaillé et c'était bouché à nouveau le lendemain. Il y a un monsieur qui est venu hier pour les attraper. Les castors ont des secrets d'architectes, ce sont des constructeurs incroyables. Ils utilisent des morceaux de bois et de la vase.

Les responsables des ressources naturelles ne semblaient pas au courant de cette histoire de castors persévérants à Évangéline.

Une visite des lieux donne à penser que le travail n'est pas terminé. Un vieux tuyau de plastique, qui n'a pas été ramassé, traîne au milieu du cours d'eau.

À Évangéline, le nettoyage du cours d'eau ne semble pas complétéÀ Évangéline, le nettoyage du cours d'eau ne semble pas complété Photo : Radio-Canada / René Landry

Monsieur Comeau croit savoir qu'il y avait deux ou trois castors. S'il est content que l'eau s'écoule maintenant normalement, il se demande tout de même quel sort on leur a réservé.

Une demande d'information a été envoyée au ministère des Transports et Infrastructure pour tenter de savoir où sont passés les castors.

Ils étaient bien dans leur cabane, dit Albanie Comeau, en riant. Le castor est quand même le symbole du pays. Il est sur notre cinq cennes.

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