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  • Qualités et défis d’une secrétaire dans les années 60

    Gros plan sur des mains féminines qui tapent à la dactylo.
    Les secrétaires étaient anciennement formées à la dactylographie. Photo: Radio-Canada
    Radio-Canada

    Chaque année, la dernière semaine d'avril est l'occasion de souligner le travail du personnel de soutien administratif. De nos archives, découvrez les qualités requises pour exercer le métier de secrétaire dans les années 60.

    La Journée internationale des secrétaires est née aux États-Unis en 1952.

    À travers les décennies, le métier est demeuré majoritairement féminin, mais les tâches et responsabilités de celles que l'on a rebaptisées adjointes administratives se sont transformées.

    Ce court extrait de l’émission Jeunesse oblige du 20 novembre 1963 indique comment une secrétaire doit se vêtir dans un bureau où tout doit être fonctionnel.

    Les adjointes Christine Schmidt et Andrée Bédard font la démonstration de tenues qui ne passent vraisemblablement pas le test.

    La mode n’est cependant pas la principale préoccupation des secrétaires.

    À l’émission Aujourd’hui du 21 avril 1965, le journaliste Pierre Nadeau s’entretient avec des patrons et des secrétaires pour avoir une idée des défauts et des qualités de l’un et de l’autre.

    Aujourd'hui, 21 avril 1965

    Selon les patrons interviewés, les qualités de la secrétaire se distinguent en trois catégories : les qualités de l’esprit, du cœur et du corps.

    Une bonne secrétaire doit faire preuve de vivacité et de mémoire et être particulièrement ordonnée. Elle doit être en mesure d’organiser des systèmes et d’économiser du temps pour son patron.

    Les patrons sont également à la recherche d’une secrétaire confiante, calme et aimable, qui s’entend bien avec tout le monde.

    Une secrétaire plaignarde et placoteuse, « ce n’est pas une secrétaire que nous gardons bien longtemps », dévoile un patron.

    L’apparence est aussi un critère important à l’embauche, mais la secrétaire ne doit cependant pas jouer avec son charme…

    Un des patrons interrogés par le journaliste tourne cette dernière question à sa façon.

    Quand le mari rentre à la maison, il doit y trouver une femme aussi ravissante et aussi gentille que la secrétaire.

    Un patron interrogé

    Et qu’en est-il du patron?

    Toutes les secrétaires interviewées s’entendent pour dire qu’un bon patron saura exprimer son appréciation du travail de la secrétaire et encourager son sens de l’initiative.

    Il y a aussi une façon de commander. Les secrétaires apprécient les patrons qui font preuve de tact et de délicatesse. Elles préfèrent un échange d’idées à des ordres purs et durs.

    Règle générale, ce que la secrétaire déteste le plus, c'est un patron qui interpelle sa secrétaire d'un bureau à l'autre alors que c'est si facile de se servir de l'intercom!

    Une secrétaire interrogée

    Le patron devra aussi signaler à sa secrétaire lorsqu’il se trouve à l’extérieur et qu’il est retardé. Cela évitera à sa secrétaire de se faire enguirlander par les clients et lui permettra d’ajuster les rendez-vous à l’agenda.

    Autrement, il devra se garder de piquer des colères, sans quoi il pourrait semer la zizanie.

    « Je deviens insupportable moi-même! », confie l’une des secrétaires à Pierre Nadeau.

    Si les patrons citent des qualités variées pour les secrétaires, celles-ci semblent en fin de compte se satisfaire de qualités de cœur de la part de leurs patrons.

    « Elle [la secrétaire] doit avoir toutes ces qualités en double, pour elle et pour son patron », plaisante en conclusion l’un des patrons interviewés.

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