•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Fraude à la Co.Mode verte de Matane : 90 jours de prison pour l'ancien directeur

Homme qui marche avec un avocat derrière lui.
Frédéric st-Laurent, ancien directeur de la Co.Mode verte Photo: Radio-Canada / Jean-François Deschênes
Jean-François Deschênes

Le juge James Rondeau impose 90 jours de prison à l'ancien directeur général de la Co.Mode verte, Frédéric Saint-Laurent, mais il pourra purger sa peine les fins de semaine. Cette peine laissera le temps à Frédéric Saint-Laurent de rembourser les 42 000 $ qu'il a volé à la ressourcerie qui a fait faillite depuis.

L'ancien directeur général de la Co.Mode verte travaille aujourd'hui comme préposé à l'entretien dans un hôpital sur la rive nord de Montréal, généralement les fins de semaine.

C'est pour cette raison que le juge a décidé que Frédéric Saint-Laurent purgera sa peine une fin de semaine sur deux.

Il pourra ainsi rembourser l'argent qu'il a volé durant les deux années où il dirigeait l'organisme de recyclage d'objets usagers.

L'homme de quarante ans a déjà récolté 10 000 $, un détail qui a plu au juge et qui a joué en faveur de M Saint-Laurent. Il devra remettre cet argent à dix membres de la coopérative fraudée.

Frédéric Saint-Laurent aura cependant jusqu’en 2025 pour rembourser au gouvernement les 32 000 $ restants, selon un échéancier établi par le juge.

Aussi, il devra faire 240 heures de travaux communautaires et aura une probation de trois ans. Il lui sera interdit d’entrer en contact avec certaines personnes de la Co.Mode verte.

L'avocat de la défense, Bruno Vargas, est satisfait de cette peine, qui était sa proposition, bien loin de celle du procureur des poursuites criminelles et pénales qui demandait entre 12 et 15 mois de prison.

Il avait quand même plaidé coupable à tout ça, rappelle l'avocat de M. Saint-Laurent.

Il avait reconnu ses torts. Il est conscient que ça a causé des torts justement dans la communauté matanaise.

Bruno Vargas, avocat de la défense
Façade du commerce.La Co.Mode verte a dû fermer après la mésaventure avec son ancien directeur général. Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes

Frédéric Saint-Laurent est arrivé à la cour les menottes aux poings. Il retourne chez lui jusqu'à son prochain séjour à la prison à Rimouski.

Le juge Rondeau a précisé qu’il a tenté d’être juste pour le délinquant en lui faisant purger une peine proportionnelle à son geste et juste pour la société en lui permettant de rembourser les sommes volées.

Il ajoute les facteurs aggravants : le méfait a duré deux ans et le fait que Frédéric Saint-Laurent a inventé un stratagème pour camoufler sa fraude. Il a aussi souligné que M. Saint-Laurent ait tenté de détruire des documents dans le but de brouiller les pistes.

Cependant, parmi les facteurs atténuants. M. Rondeau souligne que l’individu n'a pas d'antécédents judiciaires et a de faibles chances de récidiver. Il a plaidé coupable et admis ses responsabilités ce qui a évité un long procès qui aurait coûté cher à la société.

Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Justice et faits divers