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L’avez-vous vu? La mentalité des tueurs en série et un robot gonflable

Alain Labelle

Des modes opératoires des tueurs en série qui varient selon leur sexe, et un robot souple qui interagit en toute sécurité avec les gens. Voici sept nouvelles que vous auriez pu manquer cette semaine.

1. Tueurs en série, des comportements selon le sexe

Un homme se tient derrière des barreaux.

Les tueurs masculins traquent leurs victimes, qui sont dans la plupart des cas des étrangères.

Photo : iStock

Des psychologues évolutionnistes américains ont analysé les dossiers criminels de 55 tueurs et 55 tueuses en série pour constater des modes opératoires forts différents selon le genre. Un contraste qui serait, selon les chercheurs, un héritage comportemental de nos ancêtres chasseurs-cueilleurs.

Les travaux de Marissa Harrison, professeure à l’Université d’État de Pennsylvanie, et ses collègues montrent, par exemple, que les tueurs masculins traquent leurs victimes, qui sont dans la plupart des cas des personnes inconnues.

Pour leur part, les femmes choisissent habituellement leurs victimes dans leur entourage, et retirent un bénéfice financier à la suite du meurtre.

Les statistiques montrent que pas moins de 65,4 % des hommes espionnent, épient ou harcèlent leurs victimes avant de les tuer, contre seulement 3,6 % des femmes.

Selon les chercheurs, ces informations nous ramènent au début de l’évolution de notre espèce. Les hommes traquent leur victime, comme un chasseur traque sa proie. Ils ciblent généralement des personnes inconnues.

Les tueuses, pour leur part, choisissent leurs victimes dans leur cercle de connaissances alors qu’à l’époque, les femmes devaient s’occuper des ressources avoisinantes, comme les graines et les plantes.

La distribution des rôles ancestraux influencerait ainsi la manière dont les hommes et les femmes choisissent leurs victimes. Considérant que les humains ont vécu en tant que chasseurs-cueilleurs pendant environ 95 % de leur histoire, les chercheurs disent que ces comportements peuvent donc avoir des racines évolutives.


2. Un Serengeti texan

Illustration montrant des animaux, comme des rhinocéros et des chevaux, qui peuplaient autrefois le Texas.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Illustration montrant des animaux, comme des rhinocéros et des chevaux, qui peuplaient autrefois le Texas.

Photo : Institut Smithsonian/Jay Matternes

La plaine du Serengeti située en Tanzanie et au Kenya est le théâtre de la migration annuelle d'immenses troupeaux de millions d'herbivores suivis par leurs prédateurs. Ce spectacle unique au monde montre l’extrême biodiversité de cette région africaine.

Les travaux de paléontologues américains montrent aujourd’hui qu’il existait un écosystème semblable sur la côte du Texas en Amérique du Nord.

Des rhinocéros, des gomphothères (un animal ressemblant à l’éléphant), des chameaux, des antilopes et des chevaux peuplaient cette région dans laquelle vivaient aussi de nombreux carnivores. Pour illustrer la richesse de cet environnement, les chercheurs affirment que cette région hébergeait pas moins de 12 espèces différentes de chevaux.

Au total, les fossiles de 4000 spécimens ont été découverts à cet endroit depuis un siècle. Ils représentent 50 espèces animales, qui parcouraient la côte du golfe du Texas il y a 11 à12 millions d'années.


3. Produire de l’électricité à partir de la neige

Le nanogénérateur sous une botte.

Le Snow TENG

Photo : UCLA/Abdelsalam Ahmed

Un nanogénérateur qui crée de l’électricité à partir de la neige qui tombe a été mis au point par une équipe internationale de chercheurs.

Premier en son genre, ce dispositif est peu coûteux, petit, flexible comme une feuille de plastique et peut être placé sous une botte.

L'appareil appelé Snow TENG peut fonctionner dans des régions éloignées parce qu'il n'a pas besoin de batteries.

Il fonctionne à partir de l'effet triboélectrique, c’est-à-dire qu’il utilise l'électricité statique pour générer une charge par l'échange d'électrons.

La neige est chargée positivement, donc la frotter contre un matériau, dans ce cas du silicone, avec une charge opposée permet d'en tirer de l'énergie.

Le Snow TENG est imprimable en 3D. Il est constitué d'une couche de silicone fixée à une électrode.


4. Trois aigles et un couffin

Trois aigles dans un nid.

Starr (à gauche), Valor II et Valor I

Photo : Société Audubon

Une rare famille de trois aigles, deux papas et une mère, élève ce printemps trois aiglons dans un nid situé près du fleuve Mississippi en Illinois aux États-Unis. Les trois parents, Valor I, Valor II (les pères) et Starr (maman) participent à l'entretien du nid, à l'incubation et à l'élevage des jeunes, comme le montre une caméra installée tout près.

Ce trio n'est pas le premier documenté, puisque d’autres ont été observés en Alaska en 1977, au Minnesota en 1983 et en Californie en 1992.

Toutefois, c’est le premier cas où les deux mâles ont été observés en train de copuler avec la femelle.

La vie dans ce nid était difficile avant l'arrivée de Valor II. Le duo de papas a perdu leur première partenaire, Hope, il y a deux ans.

Lorsque Hope et Valor I ont commencé à nicher à cet endroit, Valor I n'était pas un très bon partenaire. Ses deux seules tâches étaient d'incuber les œufs et de nourrir les aiglons, mais il n’était pas très bon. De plus, il ne chassait pas beaucoup. Un jour, Valor II a débarqué et a joué un rôle actif dès le départ. Valor I, apparemment motivé par son nouvel homologue masculin, participait davantage aux tâches ménagères.

Puis ce fut le drame. Le nid a été attaqué par un duo inconnu de mâles. Une attaque qui a duré plus d’une heure. Les agents de la faune savent qu’un combat s’est déroulé au sol, mais n’ont pas pu déterminer la suite des événements.

Une chose est certaine, Hope n’est jamais rentrée au nid.

Valor I et Valor II ont défendu leurs poussins et le nid à plusieurs reprises dans les semaines qui ont suivi, mais aucune blessure grave n'a été observée.

Les papas ont réussi à élever leurs aiglons qui ont maintenant quitté le nid familial. Le duo a choisi de rester ensemble et a trouvé Starr, la nouvelle partenaire, qui partage leur vie depuis.


5. Un cas particulier d’amputation

Un homme cache son pénis avec ses deux mains.

Le priapisme frappe annuellement 6,5 hommes sur 100 000.

Photo : iStock

Le British Medical Journal Case Reports, qui rapporte les diagnostics médicaux les plus particuliers, relate le cas d’un Indien amputé du gland après avoir eu une longue érection de 48 heures.

L’homme de 52 ans s’est présenté souffrant à l’hôpital de l’Université médicale King George de Lucknow dans le nord de l’Inde.

Les médecins ont noté qu’il souffrait de priapisme, c’est-à-dire une érection prolongée qui n’est pas liée à une excitation sexuelle. C’est une situation plutôt rare qui frappe annuellement 6,5 hommes sur 100 000.

Ils ont alors évacué le sang du pénis pour permettre son dégonflement et ont placé un cathéter urinaire dans son urètre. Une procédure habituelle grâce à laquelle la grande majorité des cas se règlent.

Le hic, c’est que le bout du gland a commencé à noircir au lendemain de l’intervention, si bien que son ablation représentait la seule option.

L’équipe médicale pense que la gangrène a pu être causée par la pose du cathéter et du pansement de compression qui avait été placé autour de son membre.


6. Voici King Louie, le robot gonflable

Torse d'un robot humanoïde gonflable.

Le robot gonflable King Louie

Photo : BYU/Nate Edwards

Des ingénieurs américains travaillent actuellement à la création d’un robot totalement gonflable surnommé King Louie, dont les mécanismes souples intéressent beaucoup la NASA, qui finance d’ailleurs en partie la recherche.

Géré par des systèmes pneumatiques et composé d'un assemblage de tissu et de caoutchouc, ce type de robot mou n’est pas très cher à produire. De plus, il est facile à réparer.

Ses diverses sections ou articulations ont été créées pour la réalisation de mouvements spécifiques. Ces sections sont toutes contrôlées par des puces électroniques qui communiquent avec un système informatique.

Ce robot, également très léger, prend peu de place une fois rangé.

« Nos recherches en robotique molle visent à rendre les robots plus sûrs pour être utilisés en présence des gens », explique Marc Killpack, ingénieur mécanique à l’Université Brigham Young.

Pour toutes ces raisons, King Louie sera éventuellement un compagnon parfait pour les enfants à l’école ou dans les hôpitaux.


7. La Terre, un zoo galactique?

La Terre vue de l'espace.

La Terre vue de l'espace.

Photo : NASA

En 1950, le physicien Enrico Fermi s'était exclamé « où sont-ils? » alors qu'il discutait passionnément de la possibilité d'une vie extraterrestre avec ses collègues à la cafétéria du laboratoire américain de Los Alamos. Naissait ainsi le paradoxe de Fermi, le nom donné à une série de questions associées à la possibilité d'une vie ou d'un contact extraterrestres.

Il faut l’admettre, l’absence de contacts avec des extraterrestres questionne l’humanité depuis toujours, mais particulièrement depuis que nous possédons certains moyens pour détecter leur présence.

Pourquoi, avec les milliards d’étoiles autour de nous et encore plus de planètes, n’avons-nous pas de contact avec des extraterrestres? Visitent-ils notre planète discrètement? Existe-t-il une barrière physique inconnue à la science?

Les membres du METI (Messaging Extraterrestrial Intelligence), un organisme basé à San Francisco, se sont réunis à Paris récemment pour faire le point sur ces questions.

Les débats habituels pour expliquer le « grand silence » s’y sont déroulés, dont ceux associés au temps et à la distance. Certains ont expliqué que notre galaxie pourrait bien accueillir des milliers de civilisations, mais qu’une distance de seulement 100 000 années-lumière de la Terre pourrait les empêcher de parvenir à nous ou même pour nous de les détecter.

Il y a aussi l’âge de l'Univers, 13,8 milliards d’années. Des milliers de civilisations ont pu y éclore, s’y développer puis s’y éteindre sur des périodes de millions d’années sans aucun contact.

L’une des explications discutées lors de la rencontre n’est pas nouvelle, mais demeure plutôt originale. Et si l’humanité avait été placée en quarantaine? Dans une grosse cage comme la Terre? Comme si elle avait été placée dans un zoo galactique?

Cette civilisation pourrait être si avancée qu'elle ne voudrait pas contacter les humains pour ne pas influencer notre civilisation, et l’observer à distance.

Après tout, notre biosystème et notre culture présentent certainement un intérêt pour des scientifiques extraterrestres.


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