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Ouvrir le dialogue par la porte de la laïcité

Des pictogrammes sur le port des signes religieux

Photo : Gouvernement du Québec

Jean-Pierre Perouma

Vincent Cousin, originaire de France, est chargé de cours à l'Université du Québec à Rimouski, tout comme Clency Rennie. Ces deux amis partagent leur réflexion sur la laïcité et le vivre-ensemble. Dialogue et mise en perspectives.

La question de la laïcité, Vincent Cousin l’approche en fonction de son vécu. En tant que Français, cela lui rappelle les débats qui ont eu lieu au sein de la population de son pays d'origine.

Quand j’ai appris qu’il y avait un projet de loi sur la laïcité, j’ai eu peur […] une crainte que le Québec s’avance vers un chemin qu’on a déjà connu en France et qui m’a amené au Québec.

Vincent Cousin

J’ai l’impression d’une séparation illusoire, l’impression de s’adresser aux sujets qui ne sont pas les bons. […] Je me suis dit : "mon Dieu, on va encore essayer de s’intéresser à des objets plus qu’à des dynamiques sociales".

Vincent Cousin

Clency Rennie est originaire de l’île de La Réunion qui est connue pour son vivre-ensemble où les cultures et religions se côtoient dans l'espace public. De son expérience, le port de signes religieux, notamment parmi les professeurs, ne lui a jamais semblé avoir une incidence sur l’éducation qu’il recevait.

Il vit au Québec depuis 12 ans. Il a choisi d'y vivre, car le Québec avec son histoire est devenu un exemple de vivre-ensemble, selon lui.

On peut laisser toute la place aux valeurs, aux cultures de tout le monde en sachant qu’ici il y a des règles de base qu’on s’est fixées […] Avec la Révolution tranquille, ça a donné un boom extraordinaire. Le Québec est devenu la tête d’affiche dans le monde entier de recherches en sciences humaines et de toutes ces pratiques de travail social

Clency Rennie

Selon Vincent et Clency, le projet de loi 21 serait une formidable opportunité de parler de vivre-ensemble et des projets de société. Savoir quelle est la place du religieux et de la spiritualité.
La question centrale, c’est d’abord de créer des espaces de rencontre et de dialogue. De ne pas créer des murs.

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