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L'Accord Canada–États-Unis–Mexique aura un impact « modeste » sur l'économie américaine

Des camions traversent les douanes canadiennes en provenance des États-Unis à Windsor, Ontario.
L'administration Trump estime que le nouvel accord se traduira par un potentiel d'investissements supplémentaires de 34 milliards de dollars dans le seul secteur automobile américain. Photo: Reuters / Rebecca Cook
Agence France-Presse

Le nouvel accord de libre-échange nord-américain entre le Canada, les États-Unis et le Mexique (ACEUM) aura un impact « positif », mais « modéré », a estimé jeudi la Commission américaine du commerce international (USITC), un organisme indépendant.

Cette commission avait annoncé le 12 octobre le lancement d'une enquête afin d'élaborer « un rapport sur l'impact du nouveau traité commercial sur l'économie américaine dans son ensemble, sur des secteurs industriels particuliers ainsi que sur les intérêts des consommateurs américains ».

Il s'agit d'une procédure prévue pour tout accord commercial devant être soumis au Congrès pour ratification.

« S'il était pleinement mis en oeuvre et appliqué, l'ACEUM aurait un impact positif sur le produit intérieur brut (PIB) et l'emploi américains », a commenté la Commission dans un communiqué, tout en estimant cet impact « modeste ».

Le rapport indique un gain pour le PIB de 68,2 milliards de dollars, soit 0,35 %, et une hausse d'emplois de 176 000 (+0,12 %).

Les exportations américaines vers le Canada augmenteraient de 19,1 milliards de dollars (5,9 %). Les importations américaines en provenance du Canada croîtraient de 19,1 milliards de dollars (4,8 %).

Au chapitre de l'agriculture, le rapport précise qu'il y aura de légères augmentations des exportations américaines vers le Canada de produits laitiers et de volaille, des œufs et des produits contenant des œufs, ainsi que du blé et des boissons alcoolisées.

Dans le même temps, il y aura une légère augmentation des importations américaines de sucre et de produits contenant du sucre ainsi que de produits laitiers en provenance du Canada.

Donald Trump, dans sa volonté de favoriser « L'Amérique, d'abord », avait imposé à ses partenaires commerciaux, à l'été 2017, la renégociation de l'ALENA, accusant cet accord entré en vigueur en 1994 d'avoir détruit des milliers d'emplois industriels surtout dans le secteur automobile en raison des délocalisations vers le Mexique.

L'ACEUM avait été conclu le 30 septembre dernier au bout d'un marathon de 13 mois de négociations commerciales, puis signé le 30 novembre. Mais le texte est toujours en attente d'une ratification dans les trois pays.

L'ACEUM prévoit notamment pour le secteur automobile un changement important des règles dites d'origine, incitant à se fournir bien davantage en matériaux et composants de fabrication américaine. Il inclut en outre une clause forçant le Mexique à augmenter les salariés du secteur.

De manière concomitante, l'administration Trump a dévoilé jeudi l'impact potentiel du nouvel accord sur le seul secteur automobile américain, mettant en avant des effets jugés très positifs sur les cinq ans suivant sa mise en oeuvre.

Elle estime ainsi que le nouvel accord va se traduire par un potentiel d'investissements supplémentaires de 34 milliards de dollars.

Sur la base d'informations récoltées auprès des constructeurs automobiles ayant des usines d'assemblage en Amérique du Nord, les services du représentant américain du commerce (USTR) ont fait « une estimation initiale de l'impact quantitatif, à court terme, des nouvelles règles d'origine de l'ACEUM pour le secteur automobile », explique USTR dans un communiqué.

Outre les 34 milliards d'investissements supplémentaires sur cinq ans, USTR estime à 23 milliards les achats supplémentaires de pièces détachées d'automobiles américaines et à 76 000 la création d'emplois supplémentaires dans ce secteur.

Ces emplois additionnels « représentent une hausse de 7,6 % du niveau actuel d'emploi du secteur qui compte 999 000 travailleurs aux États-Unis », a-t-il précisé, soulignant que les effets pourraient être décuplés en dynamisant la demande pour les biens et services en dehors du secteur automobile.

Donald Trump, président des États-Unis

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