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Non, l’armée ne protégera pas votre maison en cas d’inondation

Un véhicule militaire et un soldat

Les Forces armées canadiennes patrouillent à Gatineau pendant les inondations de 2017.

Photo : Radio-Canada / Florence Ngué-No

Dominique Degré

Si elles peuvent prêter main-forte lors de catastrophes naturelles, les Forces armées canadiennes (FAC) ont avant tout le mandat d'assurer la sécurité des citoyens et des infrastructures publiques. Elles ne sont pas responsables de veiller aux besoins particuliers des individus ni à la protection de leur propriété.

Il y a des choses [que les FAC] ne font pas, et qu’elles ne feront pas encore une fois. Par exemple : protéger des maisons individuelles. Elles ne font pas ça. Elles ne font pas de navette [...] Il ne faut pas s’attendre à ce que ce service-là soit offert, a rappelé le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, lors d’un point de presse sur la crue printanière, jeudi.

Lors des inondations du printemps 2017, 1200 soldats ont été déployés un peu partout au Québec, dont une centaine en Outaouais. Une fois sur le terrain, les militaires peuvent offrir une gamme de services, comme la préparation, la distribution et l’installation de sacs de sable ainsi que le transport de personnes lors d’évacuation.

La mission principale des FAC demeure cependant le bien public et la sécurité des personnes, et non la protection de leur propriété.

Quand on arrive à un point où l’armée doit intervenir dans une maison individuelle, ça veut dire : évacuation.

Maxime Pedneaud-Jobin, maire de Gatineau

On ne mettra pas en danger la vie de nos gens pour permettre à des gens de rester dans leur maison. Si on va les chercher, ils n’y retournent pas, a insisté M. Pedneaud-Jobin.

Ce dernier a expliqué avoir déjà pris contact avec le gouvernement provincial et les FAC pour se préparer au pire. Mais dans ce genre de scénario, n’obtient pas l’aide de l’armée qui veut. Les déploiements militaires – et leurs objectifs – sont rigoureusement encadrés.

Lorsqu’une catastrophe naturelle survient, c’est la province touchée qui doit demander le renfort de l’armée au ministère fédéral de la Sécurité publique, en précisant l’ampleur de l’aide dont elle a besoin, précise le ministère de la Défense nationale dans un courriel.

Si la demande est acceptée, les FAC déploient un protocole appelé opération LENTUS. À partir de là, les FAC déterminent le nombre de personnes et le type de ressources à envoyer. Ces dernières années, ce chiffre s’est situé quelque part entre 60 et 2600 militaires, souligne la Défense nationale.

Avec les informations de Dereck Doherty

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