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Menaces contre l’École secondaire Hammarskjold : les deux accusés n’auraient pas agi ensemble

Quatre personnes dans une conférence de presse.

Le directeur de l'éducation du conseil scolaire Lakehead, Ian MacRae, le détective Ryan Hughes, la chef de police, Sylvie Hauth, et le maire de Thunder Bay, Bill Mauro, ont commenté les arrestations.

Photo : Radio-Canada / Miguel Lachance

Radio-Canada

Les deux personnes arrêtées mercredi pour avoir proféré des menaces qui ont entraîné la fermeture de l'École Hammarskjold de Thunder Bay plusieurs fois auraient agi séparément, selon l'inspecteur Ryan Hughes du Service de police de Thunder Bay.

Emilie-Jade Pakrashi, 18 ans, fait face à trois chefs d’accusations de méfaits publics pour avoir rapporté une fausse information et trois accusations de méfaits pour avoir empêché l’utilisation légitime d’un bien.

Ces accusations sont reliées à des menaces proférées les 8, 9 et 16 avril, sur la ligne d'Échec au crime (Crime Stoppers).

La Police de Thunder Bay aurait identifié il y a quelques semaines un appareil électronique utilisé pour envoyer quelques-unes des menaces contre l’école, mais a seulement pu le relier à Emilie-Jade Pakrashi mercredi.

Une autre menace reçue alors que la jeune fille était en garde à vue a mené à l’identification de l’autre suspect, un adolescent de 14 ans.

Ce deuxième suspect ne peut pas être nommé, car il a moins de 18 ans. Il fait face à un total de huit chefs d’accusation liés à des menaces reçues les 11 et 17 avril.

Des dizaines de personnes à l'extérieur du palais de justice de Thunder Bay. On peut voir des drapeaux en arrière-plan et de la neige.

Le palais de justice de Thunder Bay

Photo : Radio-Canada / CBC/Nick Sherman

D’autres accusations pourraient être déposées contre un des suspects, a indiqué le détective, sans donner plus de détails. La police ne serait pas à la recherche d'un autre suspect.

Les deux accusés ont été remis en liberté après leur comparution au tribunal, mais devront respecter plusieurs conditions. Ils devront notamment n’avoir aucun contact avec le personnel ou les élèves de Hammarskjold et ne pas se rendre à cette école.

Le directeur de l’éducation du conseil scolaire public Lakehead, Ian McRae, a indiqué que des mesures disciplinaires pourraient être prises contre les deux adolescents.

Il a d’ailleurs pris le temps de remercier les membres du Service de police de Thunder Bay pour leur travail.

Trois voitures de la police de Thunder Bay sont garées devant une école.

Les élèves qui voyagent en autobus ont été ramenés chez eux, tandis que ceux sans clé ont été transportés à l’école Superior Collegiate and Vocational Institute.

Photo : CBC/Gord Ellis

Ni Emilie-Jade Pakrashi ni le jeune accusé ne seront autorisés à accéder à Internet.

Emilie-Jade Pakrashi doit comparaître en cour le 31 mai prochain, et le mineur sera de retour en cour le 2 mai.

Une enquête « frustrante »

L’inspecteur Ryan Hughes a déclaré jeudi que l’enquête a été extrêmement frustrante pour la police, les élèves et le personnel scolaire.

Les agents avaient de la difficulté à recueillir de l’information, a affirmé M. Hughes au sujet de l’enquête. Beaucoup de mandats ont été réclamés pour obtenir des informations.

M. Hughes a dit que le fait que les menaces provenaient par l’intermédiaire de la ligne téléphonique d’Échec au crime avait entravé l’enquête, car il y a un processus à suivre pour obtenir l’information dont les enquêteurs ont besoin.

Nous savons comment le faire maintenant. Mais lorsqu’une menace se présente, il faudra quand même un peu de temps aux agents pour remplir les documents nécessaires pour obtenir l’information dont nous avons besoin. Échec au crime ne se contente pas de nous donner l’information.

Ryan Hughes, inspecteur du Service de Police de Thunder Bay

La chef de police Sylvie Hauth espère que la population continuera d’appeler la ligne d’Échec au crime, même si, dans certains cas, l'anonymat n’est pas garanti.

Avec les informations de CBC

Nord de l'Ontario

Justice