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  • Hockey : il y a 35 ans, Québec et Montréal se livraient bataille un Vendredi saint

    La soirée du hockey, 20 avril 1984
    Radio-Canada

    Le 20 avril 1984, la bataille du Vendredi saint allait devenir le symbole de l'intense rivalité entre les Canadiens de Montréal et les Nordiques de Québec. Nos commentateurs et journalistes ont analysé la montée de cette animosité entre la Sainte-Flanelle et les Fleurdelisés.

    Dans notre montage d’extraits de La Soirée du hockey, on peut entendre les commentaires des analystes Gilles Tremblay et René Lecavalier, qui semblent consternés par ce qu’ils voient.

    Je ne me rappelle pas au cours des dernières années d’avoir vu une chose pareille, Gilles! Une fin de période aussi tumultueuse et une troisième qu’on ne parvient pas à mettre en marche… Avec autant de bagarres, et on a l’impression que ça ne cessera jamais.

    René Lecavalier, commentateur

    Une partie déterminante

    Le match du Vendredi saint est déterminant. Montréal mène la série de la division Adams 3-2 et Québec fait face à l’élimination. C’est Québec qui inscrit les deux premiers buts, mais le Tricolore remonte de l’arrière en troisième période, en inscrivant cinq buts en huit minutes. Le CH signe une victoire de 5-3 et Montréal remporte ainsi la série 4-2.


    Lors des deuxième et troisième périodes la violence est généralisée et les empoignades sont nombreuses. Au total, 252 minutes de pénalités sont attribuées aux joueurs des deux équipes.

    Il faudrait vraiment que les trois quarts des joueurs reçoivent des pénalités de match, ça n’a aucun sens.

    René Lecavalier, commentateur

    Une bagarre générale éclate en deuxième période lorsque Chris Nilan frappe violemment Randy Moller, qui essaie de s’interposer entre Dale Hunter et Guy Carbonneau. Louis Sleigher frappe Jean Hamel à la tempe, alors que Mario Tremblay tente de les séparer. Hamel quittera le match sur une civière et ce sera la fin de sa carrière de hockeyeur professionnel.

    La violence monte d’un cran au retour de la troisième période, au moment où les pénalités sont annoncées et les combats reprennent de plus belle.

    Il y a une chose qui est absolument indéniable. Au cours de l’année, on s’est aperçu que tout ce qu’on avait pu inventer pour diminuer le nombre des bagarres, tout ce qui nuit à l’image du hockey en fait, a été un échec total.

    René Lecavalier, commentateur.

    Les affrontements Canadiens-Nordiques ont marqué l’esprit des Québécois. Dans ce vox pop présenté au Montréal Ce soir du 30 septembre 1986, des citoyens donnent leur opinion concernant la rivalité entre les deux formations.

    Montréal ce soir, 30 septembre 1986


    Lors d’un reportage aux Nouvelles du sport du 26 septembre 2002, le journaliste François Faucher brosse un portrait de l’époque Canadiens-Nordiques. Il mentionne que, plus qu’une rivalité, c’est une guerre que se livraient jadis les bleus et les rouges.

    À la suite de ce reportage, le journaliste Camille Dubé s’entretient avec Michael Bossy, ex-joueur des Islanders de New York, qui livre ses impressions sur la haine entre Québec et Montréal.

    On voyait des joueurs, on pensait jamais qu’ils participeraient à quelque chose comme ça et ils allaient à fond. Je pense qu’ils ont perdu la tête. Tout le monde a complètement perdu la tête.

    Michael Bossy, ex-joueur des Islanders de NY
    Nouvelles du sport, 26 septembre 2002

    Canadiens-Nordiques en quelques faits saillants

    • Le 13 octobre 1979 a lieu le premier match entre les Canadiens et les Nordiques au Forum de Montréal.
    • Le Canadien a remporté trois de ses cinq confrontations contre les Nordiques en séries éliminatoires.
    • Le 28 avril 1987, l’arbitre Kerry Fraser refuse un but à Alain Côté lors du cinquième match de la série de la division Adams. Ryan Walter marque ensuite le but vainqueur grâce au jeu de Guy Carbonneau et le CH remporte le match 3-2.
    • 27 joueurs ont déjà endossé les couleurs des deux équipes.
    • Les Canadiens et les Nordiques n’ont jamais conclu de transactions mutuelles.
    • Québec a servi de club-école au Tricolore durant 3 ans de 1999 à 2002.

    Comme l’affirme François Faucher, les matchs étaient de véritables montagnes russes émotionnelles.

    Les amateurs de hockey, qu’ils soient partisans de Québec ou de Montréal, gardent tous un souvenir de cette période foisonnante de rebondissements.

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