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Un résident d'Anjou forcé par la cour de faire évaluer ses chiens

Mohamed Taleb tenant des feuilles entre ses mains dans un couloir du palais de justice.
Le propriétaire des chiens, Mohamed Taleb. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

La Cour supérieure du Québec donne raison à la Ville de Montréal et ordonne à Mohamed Taleb, un résident d'Anjou, de faire évaluer ses deux chiens de type american bully, jugés dangereux par ses voisins.

La Municipalité a reçu plusieurs plaintes par rapport aux bêtes, notamment de la part du propriétaire de l'immeuble à logements où habite Mohamed Taleb. L'homme en question dit avoir été attaqué par l'un des deux chiens le 11 janvier dernier. Il n'a pas été blessé, mais il est passé bien près, dit-il. Son pantalon a été déchiré.

Les services de prévention en contrôle animalier ont voulu répondre à ces plaintes en évaluant les chiens, âgés d'environ 14 mois. Or, Mohamed Taleb ne s'est pas présenté aux deux rendez-vous qui lui avaient été fixés, le 26 février et le 12 mars derniers.

La Ville a donc dû se tourner vers les tribunaux pour gagner le droit de saisir les chiens, avec ou sans l'accord de leur propriétaire.

La Cour supérieure a statué peu après 9 h jeudi matin en l'absence de Mohamed Taleb, qui s'est présenté en retard au palais de justice de Montréal.

Le juge Yves Poirier a bien voulu l'entendre vers 10 h 15, mais sa décision, elle, est demeurée la même. Ainsi, la Ville a obtenu un ordre de la cour pour saisir les chiens – baptisés Boogie et Beamer – et un nouveau rendez-vous a été pris avec Mohamed Taleb. Le procureur au dossier a dit espérer qu'il s'y conformera cette fois-ci.

Visiblement contrarié, le principal intéressé n'a pas accordé d'entrevue, lundi, se contentant de faire savoir aux médias qu'il n'appréciait pas d'être filmé.

De nouvelles règles à respecter

Au cours des deux dernières années, la Ville de Montréal s'est adressée sept fois aux tribunaux pour faire évaluer des chiens potentiellement dangereux.

Selon le nouveau règlement animalier adopté en août dernier, un chien est considéré « à risque » s'il attaque, s'il mord ou s'il tente de mordre une personne ou un autre animal de compagnie.

Si, au terme de l'évaluation, un chien est considéré comme « potentiellement dangereux », son propriétaire doit obligatoirement se plier à une série de conditions, comme obtenir un permis spécial, poser une affiche avertissant de la présence d'un « chien dangereux » dans son logement, garder son chien à l'écart des mineurs âgés de moins de 16 ans et harnacher l'animal avec une muselière dès que celui-ci se rend à l'extérieur.

Enfin, les chiens déclarés « dangereux » doivent obligatoirement être euthanasiés dans un délai de 48 heures.

Avec la collaboration de Karine Bastien

Grand Montréal

Animaux