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Une jeune Montréalaise gagne un premier prix à un concours de haïkus au Japon

Portrait en couleur de la jeune Montréalaise Amelia Hernandez en compagnie de la poète Jeanne Painchaud

La jeune Montréalaise Amelia Hernandez, ici en compagnie de la poète Jeanne Painchaud, a remporté le premier prix d'un concours international de haïkus au Japon

Photo : Suanet Hernandez

Radio-Canada

Elle n’a pas encore 10 ans que, déjà, Amelia Hernandez remporte un prestigieux concours de haïkus au Japon.

Un peu plus tôt ce mois-ci, la jeune Montréalaise de 9 ans a remporté le premier prix du volet international pour enfants du 22e concours de haïkus organisé par le quotidien japonais Mainichi Daily News avec le poème suivant :

on visite une grande horloge
pour toi le temps passe vite
pour moi c’est différent

Amélia Hernandez (9 ans)
Photo prises en extérieur de la jeune Amelia Hernandez avec la tour de l'Horloge en arrière plan

La jeune Montréalaise Amelia Hernandez a remporté le premier prix d'un concours international de haïkus au Japon

Photo : Reinaldo Hernandez Viera

La jeune poète s'est sentie inspirée par la tour de l'Horloge, en se promenant dans le Vieux-Port.

Le prix ne rapporte pas d’argent, mais les lauréats reçoivent une plaque commémorative sur laquelle est inscrit leur haïku, également traduit en japonais, et une anthologie des haïkus gagnants.

De plus, leur haïku est publié dans le Mainichi Daily News, qui tire à 6 millions d’exemplaires par jour.

Portrait d'un groupe d'élèves de première année, debout autour d'une table, avec la poète Jeanne Painchaud lors d'un atelier d'écriture de haïkus. Les enfants sont de dos ou de profil.

Jeanne Painchaud animant un atelier d'écriture de haïkus dans une classe de première année

Photo : Marlene Ribeiro

C’est la poète Jeanne Painchaud, qui donne des ateliers de création de haïkus dans les écoles depuis une vingtaine d’années, qui a eu l’idée de soumettre l’œuvre de la jeune fille au prestigieux concours.

Cette dernière avait participé l'an passé à un atelier de création de haïkus donné par Jeanne Painchaud à l'école Notre-Dame, à Pointe-aux-Trembles. Plusieurs autres « élèves » de la poète se retrouvent parmi les mentions honorables.

Le plus petit poème au monde

Considéré comme la forme fixe poétique la plus brève au monde, le haïku est un instantané de vie en 17 syllabes.

Jeanne Painchaud, qui a signé Découper le silence : regard amoureux sur le haïku, explique que par sa brièveté et le peu de contraintes formelles qu'il présente, le haïku « ne fait pas peur » et permet de « se raconter ».

C’est une belle clé pour amener à l’écriture, à la poésie.

Jeanne Painchaud

Au Japon, le genre est très populaire : près de 10 % des Japonais écrivent des haïkus, et le genre est pratiqué aussi bien par les professionnels que par les amateurs.

S’il est moins pratiqué hors Japon, le genre a toutefois su séduire un certain Dany Laferrière, qui y a eu recours dans L'énigme du retour (Prix Médicis 2009), et avant lui, le poète Félix-Antoine Savard ou encore Jack Kerouac, qui a signé plus de 1000 haïkus et a contribué à populariser le genre.

Aujourd'hui, près de 20 % des membres de l'Association francophone du haïku sont québécois, et les éditions David, établies à Ottawa, ont même une collection entièrement consacrée au genre.

Prix de poésie : Inscrivez-vous du 1er avril au 31 mai

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