•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un leader autochtone dénonce le statu quo en matière de protection de l’enfance

L'homme porte un couvre-chef traditionnel lors d'un point de presse.
Le vice-chef David Pratt assure que les Autochtones sont prêts à prendre la relève (archives). Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Le vice-chef de la Fédération des nations autochtones souveraines, David Pratt, estime que le gouvernement de Scott Moe opte pour le statu quo en matière de protection de l'enfance, afin de préserver les emplois des travailleurs sociaux.

Cette année, le ministre fédéral des Services aux Autochtones, Seamus O'Regan, a déposé un projet de loi visant à céder le contrôle de la protection de l'enfance aux communautés autochtones dans l'espoir de réduire le nombre d'enfants placés en famille d'accueil.

David Pratt, dont la fédération représente les 74 Premières Nations de la province, se range derrière le Nouveau Parti démocratique de la Saskatchewan (NPD) pour accentuer la pression sur le gouvernement provincial, afin que celui-ci transfère aux Premières Nations la compétence des services de protection de l’enfance des enfants autochtones.

« Nos 70 agences sont prêtes à prendre la relève », a promis M. Pratt. « Il est impossible pour les non-Autochtones de mettre en oeuvre la culture des Premières Nations. »

David Pratt croit que le gouvernement provincial prend son temps à cause de la bureaucratie et qu’il souhaitait maintenir les emplois des travailleurs sociaux. Selon lui, il y a un « manque de responsabilité » à l’égard des enfants autochtones placés en famille d’accueil.

Les Services sociaux se défendent

Le ministre des Services sociaux, Paul Merriman, réfute ces allégations.

Il estime que la province collabore avec les organismes autochtones dans le but d’assurer la protection de l’enfance et qu’elle entretient « des partenariats fructueux » avec des organisations telles que le conseil tribal de Saskatoon.

Le ministre précise que la province veut s’assurer que les enfants ont des contacts avec leur famille. Il se dit disposé à travailler avec les Premières Nations et les groupes métis pour recruter davantage de fournisseurs de soins autochtones.

Les services sociaux ne tiennent jamais à prendre en charge un enfant. C’est toujours la dernière option.

David Pratt

Selon Paul Merriman, de nouveaux programmes aident les enfants à rester avec leurs parents.

Il espère que la réforme des programmes de protection de l’enfance sera abordée la semaine prochaine lors d’une rencontre avec ses homologues provinciaux et trois ministres fédéraux.

« Nous voulons nous assurer que la loi fédérale vient compléter et respecte ce que nous faisons sur le plan provincial en ce qui concerne nos Premières Nations », dit-il.

Avec les informations de La Presse canadienne

Saskatchewan

Services publics