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Enfants Thibault : la Commission scolaire de Kamouraska—RDL pourra aller en appel

Kelly-Ann ett Maël Thibault.
Kelly-Ann et Maël Thibault Photo: Courtoisie
Jérôme Lévesque-Boucher

La Commission scolaire de Kamouraska—Rivière-du-Loup pourra porter sa cause en appel devant la Cour supérieure du Québec dans le dossier de Kelly-Ann et Maël Thibault, deux enfants de Saint-Antonin vivant avec le syndrome de Joubert.

Le 27 février, les parents des deux enfants, Stéphane Thibault et Josée Tardif, avaient obtenu gain de cause devant la Cour supérieure du Québec afin que leurs enfants réintègrent leur classe à Saint-Antonin. Un juge de la Cour supérieure s'était rangé aux recommandations du protecteur de l'élève, qui mentionnait que Kelly-Ann pourrait retourner dans une classe ordinaire.

Or, la Commission scolaire de Kamouraska—Rivière-du-Loup souhaitait contester cette décision, préférant plutôt les transférer dans une classe d'adaptation scolaire à Rivière-du-Loup, soit à une quinzaine de kilomètres de leur domicile.

Stéphane Thibault et Josée Tardif atterrés ont les larmes aux yeux.Stéphane Thibault et Josée Tardif sont stupéfaits de la décision de la Commission scolaire de Kamouraska-Rivière-du-Loup. Photo : Radio-Canada / Laurie Dufresne

La Cour supérieure a donc accepté la demande d'appel de la Commission scolaire, ce matin, jeudi. À la suite de l'annonce, la Commission scolaire a réagi par voie de communiqué en affirmant que la décision rendue « témoigne du sérieux de la démarche qu'elle a entreprise [pour les enfants Thibault] ».

Réaction du père

Ayant assisté à l'audience, les parents de Kelly-Ann et de Maël se sont dit déçus, mais pas surpris de la décision rendue par la Cour d'appel. Le père, Stéphane Thibault, précise que l'ensemble du jugement rendu le 27 février sera remis en cause lors de la procédure d'appel.

Les procureurs de la Commission scolaire ont expliqué de nouveau que la décision rendue pour Kelly-Ann aurait un effet sur les 72 commissions scolaires du Québec. À la base, on parle de Kelly-Ann, mais à mesure que ça avançait, on voyait où ils s'en allaient, explique M. Thibault.

C'est ce qui fait dire au père de famille que sa fille sert de bouc émissaire pour un dossier beaucoup plus vaste.

Pour 2018-2019, on s'entend que pour Kelly-Ann, excusez l'expression, mais son chien est mort. Alors, en tant que parents, notre mandat va changer. On s'est battus pour notre fille, mais on va maintenant se battre pour tous les enfants handicapés du Québec.

Stéphane Thibault, père de Kelly-Ann et de Maël

s

On juge que les enfants handicapés du Québec n'ont pas les services auxquels ils auraient besoin. C'est pour ça qu'on va continuer notre bataille. Je ne vous cacherai pas que nos ressources commencent à diminuer, mais si des gens se sentent interpellés et qui sont prêts à nous aider là-dedans, on est bien ouverts. Parce qu'on commence à être un peu à bout de souffle, conclut M. Thibault.

Stéphane Thibault et Josée Tardif étudieront maintenant les options qui sont toujours à leur disposition. Le père croit que la procédure d'appel pourrait avoir lieu à la fin de l'été, mais que la date précise reste à déterminer.

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