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Sans nouveau contrat de travail, les joueurs de la LCF menacent de boycotter

Deux ballons de football sur lesquels est écrit « CFL ».

Les joueurs ont été clairs avec la LCF : pas de contrat, pas de camp d'entraînement.

Photo : The Canadian Press / John Woods

Charles Lalande

L'Association des joueurs de la Ligue canadienne de football (AJLCF) a informé les dirigeants du circuit que les joueurs allaient boycotter l'ouverture de leur camp d'entraînement le 19 mai si les deux parties n'avaient pas signé une nouvelle convention collective. Le contrat de travail actuel est en vigueur jusqu'au 18 mai.

Le président de l’AJLCF, Brian Ramsay, a expliqué sur son compte Twitter que le syndicat « travaille d’arrache-pied pour négocier de bonne foi » et qu’il était « fermement convaincu » d’en arriver à un « accord juste et rapide » avant la date butoir.

Le syndicat a envoyé une note à tous ses membres pour leur demander de ne pas réserver de billets d’avion avant le 18 mai. « Si votre voyage est déjà réservé, veuillez informer votre équipe que vous ne pourrez voyager avant le 18 [mai]. »

Dans le même message, l’AJLCF indique qu’elle communiquera à nouveau avec les joueurs et qu’il était « impératif de rester unis ».

Réactions des joueurs

Rapidement, quelques footballeurs bien connus de la LCF ont publié des messages sur les réseaux sociaux pour se ranger derrière leur syndicat.

Le demi défensif des Stampeders de Calgary, Don Jackson, a écrit sur Twitter qu’il n’allait pas se présenter en Alberta tant et aussi longtemps qu’une nouvelle convention ne serait pas signée et ratifiée.

Le porteur de ballon des Argonauts de Toronto, James Wilder, lui a répondu : « Je rentre en Floride [Wilder est originaire de Tampa, en Floride, NDLR]. Je ne reviendrai pas de l’autre côté de la frontière tant que l’accord ne sera pas conclu. »

Des joueurs de la LCF, dont Don Jackson et James Wilder, ont aussi publié une photo où il est écrit Unity is strength [« L'unité fait la force »]. Un slogan qui rappelle celui que la Ligue utilise depuis 2017 au lendemain des émeutes de Charlottesville, en Virginie : Diversity is strength [« La diversité fait la force »].

Unity is strength [traduction : L’unité fait la force].

Des joueurs de la LCF ont partagé cette photo sur leur compte Twitter mercredi après-midi. Unity is strength [traduction : l’unité fait la force]

Photo : Photo tirée de Twitter

Christopher Milo, qui a été botteur dans la LCF pendant sept saisons avant de devenir recruteur, a déclaré en entrevue à Radio-Canada qu’il espérait que la nouvelle convention collective allait faire en sorte que la Ligue « prenne soin de ses joueurs pour leur assurer une meilleure stabilité. Les joueurs ne demandent pas des millions de dollars, seulement un salaire concurrentiel. Chaque match, ils mettent leur corps [en jeu]. Il est [donc] important d’améliorer les frais médicaux et l’assistance médicale. »

Reprise des négociations

Le 10 avril dernier, l’AJLCF avait déclaré que la LCF a « unilatéralement » décidé de retarder les négociations. Les deux groupes venaient de se rencontrer à Vancouver pendant deux jours de pourparlers.

À ce moment, Brian Ramsay avait indiqué que les deux parties allaient reprendre les discussions le 29 avril. Selon lui, la LCF a mentionné au syndicat qu’elle avait « d’autres priorités » à régler d’ici là.

Il ne s'agit pas de la première fois que les négociations s’avèrent houleuses entre la LCF et l’AJLCF. En 2014, les joueurs avaient menacé de faire la grève parce que les discussions pour un nouveau contrat de travail étaient souvent interrompues. Les joueurs s’étaient même présentés au camp d’entraînement avant même que le contrat ne soit signé. Finalement, une entente d’une durée de cinq saisons avait été conclue.

Choix territoriaux au repêchage

Par ailleurs, la LCF a annoncé, jeudi matin, que le prochain repêchage, qui aura lieu le 2 mai prochain, comprendra des choix territoriaux. « Cet ajout démontre l'engagement de la Ligue envers les Canadiens et a été inspiré par les partisans », a affirmé le commissaire Randy Ambrosie.

« Les deux équipes ayant la priorité de parole la plus élevée auront chacune la possibilité de faire une sélection territoriale, un choix utilisé pour sélectionner un joueur né dans les limites de leur territoire », ajoute la Ligue.

Les Argonauts de Toronto et les Alouettes de Montréal bénéficieront respectivement du 10e et 11e choix du deuxième tour pour sélectionner un athlète local.

Avec les informations de La Presse canadienne

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