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Guy LeBlanc confirmé comme nouveau patron d'Investissement Québec

Guy LeBlanc (à droite), une bonne connaissance du ministre de l'Économie, Pierre Fitzgibbon (à gauche), a été confirmé à la tête d'Investissement Québec.

Photo : Twitter/Investissement Québec

La Presse canadienne

Parce qu'il a « beaucoup d'amis » et de « l'expérience » dans le monde des affaires, le ministre de l'Économie, Pierre Fitzgibbon, estime qu'il ne faut pas s'étonner de ses relations d'affaires et amicales avec le nouveau président-directeur général d'Investissement Québec (IQ), Guy LeBlanc.

En confirmant la nomination du patron du bras financier du gouvernement Legault, vendredi à Montréal, le ministre Fitzgibbon a dû répondre à de nombreuses questions entourant ce choix.

« Les chances que le nouveau PDG d'IQ soit une personne connue de ma part étaient très grandes compte tenu de l'expérience et de l'implication que j'ai dans le milieu des affaires », a-t-il dit, tout en répétant à plusieurs reprises qu'il avait « plusieurs amis ».

En plus de HEC Montréal, les deux hommes se sont côtoyés chez PricewaterhouseCoopers et M. Fitzgibbon a même investi dans l'entreprise de démarrage du fils de M. LeBlanc, a-t-il révélé.

Pourtant, il maintient que le processus de sélection pour identifier le candidat visant à remplacer Pierre Gabriel Côté, nommé par le gouvernement libéral précédent en 2015 et dont le mandat se termine à la fin juillet, s'est déroulé dans les règles de l'art.

Mais même si on a retenu les services d'une firme de chasseurs de têtes, M. Fitzbiggon n'a pas caché qu'il est arrivé avec sa propre liste de candidats à suggérer.

« J'avais identifié sept, huit, dix noms, a-t-il raconté. J'ai dit "voici des noms, en avez-vous d'autres?" On a choisi une firme et eux aussi ont ajouté des noms. À la fin, il y avait effectivement deux candidats. Le critère ultime a été fait avec une grille d'évaluation [où le critère] du leadership [était important], et à travers ce filtre, c'est Guy LeBlanc qui est ressorti. »

Il n'a pas été possible de savoir si le nom de celui qui était jusqu'à tout récemment associé chez PricewaterhouseCoopers était celui qui figurait en tête de liste de la firme de chasseurs de têtes.

Entrevue avec le ministre de l’Économie et de l’Innovation, Pierre Fitzgibbon

Rémunération modifiée

Si on ignore toujours les détails de la refonte d'IQ, on sait toutefois que les conditions de rémunération de M. LeBlanc seront modifiées, ce qui lui permettra de toucher « pas loin » de 1 million de dollars si les résultats sont au rendez-vous.

L'an dernier, M. Côté avait vu sa rémunération globale s'établir à 523 102 $ et il avait touché un salaire de base de 415 236 $.

Mais le salaire de base du nouveau dirigeant d'IQ devrait grimper, et ce dernier, ainsi que les membres de son équipe, aura également droit à des émoluments incitatifs à court et long terme dans l'espoir de stimuler la performance.

La plus importante partie de la rémunération va être sur un cycle de trois ans. On veut que le développement économique soit au centre des actions. Pour mesurer ces gestes, il faut plus qu'un an.

Pierre Fitzgibbon, ministre de l'Économie

Au terme de l'exercice 2017-2018, IQ avait affiché un bénéfice net record de 264 millions de dollars, ce qui était toutefois attribuable à un élément non récurrent – la vente de vieilles actions de Domtar.

En excluant cela, le bénéfice était demeuré relativement stable, à 170 millions de dollars, alors que le rendement ajusté des capitaux propres avait fléchi de 0,2 point de pourcentage, à 5,3 %.

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