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La guerre aux moustiques recommence à Edmonton

Un moustique à l'ouvrage sur une main humaine
Il y a une trentaine d'espèces de moustiques différentes à Edmonton. Photo: iStock
Radio-Canada

La saison chaude n'est pas encore arrivée à Edmonton, mais dans sa chasse aux moustiques, la capitale albertaine a déjà commencé à épandre un pesticide dans les endroits propices à leur prolifération.

Même si les moustiques ne devraient pas envahir la ville avant le mois de mai, des hélicoptères survoleront dès cette semaine les zones d’eau stagnante et les autres repères connus de larves de moustiques pour épandre un larvicide appelé BTI. Des équipes au sol feront la même chose.

« C’est un poison [...] qui est assez spécifique aux larves de moustiques et quelques autres espèces de larves de mouche, mais c’est non toxique pour tout le reste », explique le responsable de la gestion de la vermine pour la ville d'Edmonton, Mike Jenkins.

Le programme de la Ville s’attaque aux larves parce qu’elles sont beaucoup plus faciles à tuer que les moustiques adultes. Ça permet d’utiliser moins de pesticide et d’éviter que les citoyens essaient eux-mêmes de les exterminer avec des produits plus nocifs pour l’environnement.

Mike Jenkins, un homme avec des lunettes et une barbe, tient un petit contenant d'eau où on voir des dizaines de petites larves. Il est dehors.Mike Jenkins explique que les larves de moustiques prolifèrent dans l'eau stagnante. Photo : Radio-Canada

La Ville pose aussi des pièges lumineux qui lui permettent de surveiller l’évolution des populations de moustiques. Au total, le programme de contrôle des moustiques coûte 1 million de dollars par an. C’est un des plus efficaces au pays, selon Mike Jenkins.

« On peut certainement constater que les étangs qu’on traite au larvicide comptent beaucoup moins de larves après, donc on réduit la population », dit-il.

De moins en moins de moustiques à Edmonton

Les données récoltées montrent que le nombre de moustiques a effectivement chuté de façon draconienne depuis les années 80. Malheureusement, le programme de la Ville n’en est que partiellement responsable.

« À cause des changements climatiques, une des choses qui arrivent, c’est une réduction de la pluie, ce qui a réduit le nombre de moustiques », remarque Mike Jenkins.

La population de moustiques d’Edmonton atteint typiquement son sommet au début du mois de juillet, mais ça change d’une année à l’autre en fonction du nombre d’averses et du niveau d’humidité pendant l’été.

La Ville recommande aux gens qui ont repéré des eaux stagnantes en zones résidentielles à composer le 311, pour que l’équipe de gestion de la vermine puisse venir les traiter. Elle appelle aussi les habitants à vider leurs aménagements extérieurs de l’eau de pluie qui s’y accumule et de ne pas installer trop de végétations autour des fontaines ou des piscines dans leur cour.

Avec les informations d'Héloïse Rodriguez-Qizilbash

Alberta

Politique municipale