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Des fonctionnaires fédéraux manifestent dans les bureaux de la députée Marilène Gill

Un groupe de manifestants, dont des enfants.
Les manifestants devant le bureau de la députée Marilène Gill. Photo: Radio-Canada / Djavan Habel-Thurton
Djavan Habel-Thurton

Près d'une trentaine d'employés de la fonction publique et des membres de leurs familles se sont réunis mercredi à Sept-Îles pour manifester. Dénonçant les ratés du système de paye Phénix et la lenteur des négociations dans le renouvellement de leur convention collective, ils se sont invités dans les bureaux de la députée fédérale locale.

La députée bloquiste Marilène Gill s’est adressée à eux et s’est engagée à soutenir leur lutte en signant des documents que les manifestants avaient apportés.

Marilène Gill signant un document.Marilène Gill a accepté de signer un engagement à supporter les travailleurs dans leur lutte. Photo : Radio-Canada / Djavan Habel-Thurton

La manifestation avait débuté vers 15 h devant les bureaux de Service Canada au centre-ville de Sept-Îles.

La petite foule, composée principalement d’employés de bureaux fédéraux et d’employés du pénitencier de Port-Cartier, ont ensuite investi les bureaux de Mme Gill qui les a accueillis en offrant même des beignes et du café.

Une famille monte un escalier.Certaines familles de travailleurs se sont aussi présentées à la manifestation. Photo : Radio-Canada / Djavan Habel-Thurton

Cette manifestation s’inscrit dans un mouvement d’occupation des bureaux de députés fédéraux à travers le Québec par des fonctionnaires.

C’est une injustice, c’est tout simplement inacceptable. On nous parle encore de 10 ans de délai pour finir ça, a déclaré la députée aux visiteurs.

Marilène Gill fait référence au rythme auquel les problèmes du système se règlent, un irritant majeur pour les manifestants.

Il faut également savoir que depuis son entrée en fonction en 2016, le système de paye Phénix a affecté près de 75 % des fonctionnaires fédéraux. Plus de 200 000 d'entre eux ont été payés en trop avant de se faire ensuite déduire de leur salaire ladite somme. À l’inverse, d'autres n'ont pas été assez payés ou n'ont pas été payés du tout.

Des manifestantes dans le bureau de Marilène GillDes manifestantes dans le bureau de Marilène Gill. Photo : Radio-Canada / Djavan Habel-Thurton

En plus de dénoncer le fiasco du système Phénix, les travailleurs réclament aussi de meilleures conditions dans le cadre du renouvellement de leur convention collective qui est échue depuis juin 2018.

On veut que tout le monde soit payé sensiblement la même affaire pour les mêmes fonctions, la conciliation travail-famille, la fin de la sous-traitance. Ce sont les principaux enjeux, énumère Pascal Langlois, conseiller régional pour la Côte-Nord à la FTQ.

Et puis concernant Phénix, c'est tout simplement d’arrêter l'hémorragie le plus possible!, s’exclame-t-il.

Avec les informations de Nicolas Lachapelle.

Côte-Nord

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