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Les Winnipégois donnent leur avis sur l’avenir du réseau de transport en commun

Devant une table sur laquelle figure un plan du réseau de transport en commun de Winnipeg, trois personnes discutent en le regardant.
La Ville de Winnipeg a organisé des portes ouvertes au Centre culturel franco-manitobain (CCFM), mercredi, afin de recueillir l'avis et les commentaires du public sur l'avenir du réseau de transport en commun de Winnipeg. Photo: Radio-Canada / Mathilde Monteyne
Radio-Canada

Les Winnipégois sont invités à s'exprimer sur l'avenir du réseau de transport en commun afin que la Ville dresse son Plan directeur pour les 25 prochaines années. Une dernière rencontre publique sur le sujet a eu lieu, mercredi, au Centre culturel franco-manitobain (CCFM).

Mercredi, plusieurs citoyens sont venus au CCFM, à la dernière des cinq portes ouvertes organisées dans la ville depuis le début du mois.

Les commentaires recueillis serviront à dessiner les grandes lignes du Plan directeur du transport en commun de Winnipeg, qui porte sur tous les aspects du réseau pour les 25 prochaines années.

Samuel Unrau est en fauteuil roulant et utilise l'autobus sur une base quotidienne. Augmenter leur fréquence ou leur nombre lui simplifierait la vie, dit-il, « de telle sorte qu’on ne dépend pas de deux places (réservées aux personnes à mobilité réduite) toutes les demi-heures, mais de quatre places toutes les demi-heures, car il y aurait deux bus ».

Devant un table sur laquelle figure un plan du réseau de transport en commun de la ville, un jeune homme aux cheveux courts bruns et avec des lunettes se tient dans un fauteuil roulant, l'air avenant en regardant l'objectif. Samuel Unrau prend le bus quotidiennement pour se déplacer à Winnipeg et souhaite que la fréquence du service augmente. Photo : Radio-Canada / Mathilde Monteyne

La fréquence des autobus est aussi un élément souligné par Mark Cohoe, le directeur général de Bike Winnipeg, qui estime qu’elle pourrait être augmentée les fins de semaine quand les gens font leurs courses.

Mais surtout, il désire que le plan prenne en compte les cyclistes.

Il faut s'assurer de connecter les bus et les vélos.

Mark Cohoe, directeur général de Bike Winnipeg

Outre la nécessité de porte-vélos dans les bus, il aimerait que la Ville mette en place des lieux sécuritaires pour entreposer des vélos, surtout le long des corridors de transport rapide.

De cette façon, « les gens qui ne désirent pas faire l’entièreté de leur trajet en vélo, mais qui ne sont pas connectés à un service de bus fréquent, pourraient rouler jusqu’à une aire de services fréquents et laisser leur vélo dans un endroit qu’ils sentent sécuritaire avant de poursuivre leur trajet, ou prendre leur vélo avec eux », explique-t-il.

Comme plusieurs autres personnes venues au CCFM, Susan Cameron souligne que les banlieues devraient être mieux desservies. « Je vis au centre-ville et les autobus sont excellents », affirme-t-elle, contrairement à la banlieue où leur fréquence est moindre et où on manque, selon elle, d’abribus couverts.

« C’est vraiment difficile d’encourager les gens qui travaillent au centre-ville de prendre l’autobus dans ces conditions », estime-t-elle.

Elle salue par ailleurs le rabais dont elle dispose, en tant que personne de plus de 65 ans. Si elle imagine à quoi pourrait ressembler le réseau dans 25 ans, elle envisage le système des SkyTrains de Vancouver. « Cela fonctionne bien. Ma fille vit à Surrey et elle va au centre-ville de Vancouver en 20 minutes comme ça », explique-t-elle.

Un bilan satisfaisant

Ces portes ouvertes font partie de la consultation publique menée depuis le 15 mars, durant laquelle les Winnipégois sont invités à s’exprimer sur leur utilisation des transports en commun, sur ce qui est important pour eux et sur la façon dont ils envisagent l’avenir du réseau.

Pour ceux qui n’étaient pas en mesure de se rendre aux portes ouvertes et activités éclairs organisées à divers endroits de la ville, il est aussi possible de participer en ligne jusqu’au 20 avril.

Le planificateur principal de la Régie des transports de Winnipeg, Kevin Sturgeon, estime que près de 3000 personnes ont partagé leurs expériences et leurs idées, la majorité d’entre elles en ligne.

Outre la nécessité d’augmenter la fréquence des services, il affirme que la fiabilité est également citée régulièrement par le public, de même que la simplification du système.

Plusieurs personnes trouvent que le système est compliqué, que les parcours ne sont pas toujours les mêmes selon qu’on est le soir ou le lendemain après-midi ou le week-end.

Kevin Sturgeon, planificateur principal de la Régie des transports de Winnipeg

Kevin Sturgeon ajoute que les commentaires recueillis pendant la consultation publique aideront aussi à affiner les améliorations envisagées pour le réseau du corridor de transport rapide sud-ouest, avant de soumettre ces dernières à l’approbation du conseil municipal. Ces améliorations ont reçu le soutien majoritaire du public, affirme-t-il en ajoutant qu’« au printemps 2020, on débutera les parcours qui utilisent ce corridor ».

Pour ce qui est du corridor Est, Kevin Sturgeon affirme avoir bien entendu les perspectives des résidents des quartiers concernés l’année dernière. À présent, il faudra aussi examiner « comment il va s’intégrer avec le système de transport en commun qui sera recommandé après le Plan directeur », conclut-il.

Et la suite?

Selon Kevin Sturgeon, les résultats de la consultation publique seront incorporés cet été à diverses données techniques qui ont aussi été recueillies concernant le fonctionnement du système actuel.

À l’automne, les grandes lignes du plan envisagé seront dessinées, puis soumises à une deuxième ronde de consultations publiques. Les travaux sur le plan devraient prendre fin en 2020.

Manitoba

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