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Plan immobilier de la CSRS : le Syndicat de l'enseignement se réjouit, mais veut plus d'enseignants

Avec ses 600 élèves, l'École primaire Sacré-Coeur est déjà à pleine capacité. Chaque jour, 15 récréations différentes sont offertes en raison de la petite taille de la cour. On voit ici une vue de la façade de l'école et de la cour à partir de la rue Alexandre.

Avec ses 600 élèves, l'École primaire Sacré-Coeur est déjà à pleine capacité. Chaque jour, 15 récréations différentes sont offertes en raison de la petite taille de la cour.

Photo : Radio-Canada / Réjean Gagnon

Radio-Canada

Le Plan immobilier 2019-2029 de la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS), qui propose plusieurs agrandissements d'école, réjouit le Syndicat de l'enseignement de l'Estrie. Toutefois, il estime qu'il en faudra davantage pour améliorer le milieu d'apprentissage des élèves de Sherbrooke.

La CSRC a notamment annoncé le regroupement des pavillons Mitchell et Montcalm, le déménagement de l’École Sacré-Cœur et l’agrandissement des Écoles Jean-XVIII et Marie-Reine. Le président Richard Bergevin estime que cette annonce arrive à point dans le contexte actuel.

On a besoin de locaux. Il y a plusieurs écoles qui sont en surcharge. Cet investissement-là est très intéressant, soutient-il. Principalement pour l’École Mitchell-Montcalm, qui a besoin de nouveaux espaces. Si on considère que l’école a une vocation musicale, cela fait longtemps qu’il y a un besoin pour une salle de spectacle moderne à la hauteur des besoins de l’école.

Si la commission scolaire va dans ce sens-là, cela va être très intéressant pour les élèves et les enseignants qui travaillent sur ces projets-là.

Richard Bergevin, président du Syndicat de l'enseignement de l'Estrie
Richard Bergevin, président du Syndicat de l'enseignement de l'Estrie

Selon un sondage mené par le Syndicat de l'enseignement de l'Estrie, 45 % des enseignants auraient subi un geste de violence au cours des 12 derniers mois.

Photo : Radio-Canada

Plus d’élèves, mois d’enseignants

La CSRS prévoit qu’environ 1000 élèves s’ajouteront au chiffre actuel au cours des 10 prochaines années. Comme le souligne Richard Bergevin, plus d’élèves ne veut pas simplement dire des locaux de plus, mais également davantage d’enseignants.

Selon lui, si le problème de l’espace est pris à bras-le-corps, celui de la pénurie d’enseignants est délaissé et le problème n’ira qu’en s’amplifiant.

Il y a trois ans, on était dans un état très stable au niveau du nombre d’enseignants. On comblait bien nos contrats. L’année dernière, on était limite. Cette année, on est dans une situation critique parce qu’il arrive assez fréquemment que des suppléants n’aient pas de formation d’enseignants et d’enseignantes.

Au secondaire, cette année, il y a 30 % moins d’inscriptions dans les Facultés d’éducation et on s’attend à ce qu’il y ait au Québec 20 % plus d’élèves dans les écoles.

Richard Bergevin, président du Syndicat de l'enseignement de l'Estrie

Selon Richard Bergevin, il est primordial de hausser le salaire des enseignants, qui se situe parmi les plus bas au Canada, et d’alléger la tâche des enseignants.

On donne aux enseignants les responsabilités de donner les services spécialisés. C’est important de changer cette approche pour éviter la surcharge, soutient-t-il.

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