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Des entreprises du Lac-Saint-Jean se tournent vers la main-d’œuvre étrangère

la Fromagerie Perron de Saint-Prime se tourne vers des travailleurs du Guatemala pour combler ses besoins de main-d'oeuvre.

Photo : Radio-Canada / Mélissa Paradis

Radio-Canada

Pour contrer la pénurie de main-d'œuvre, éviter la dévitalisation et assurer la pérennité des entreprises du coin, le milieu des affaires du Lac-Saint-Jean embauche des travailleurs étrangers.

La Fromagerie Perron de Saint-Prime se tourne pour la première fois vers le Guatemala pour recruter, un élément essentiel pour que la compagnie puisse poursuivre sa croissance. En mai, l’entreprise accueillera quatre travailleurs temporaires. Trois autres arriveront en juin.

La direction offre de la formation aux employés pour les préparer à la venue de leurs nouveaux collègues. Un immeuble pour les loger a été acquis.

On va aussi former les gens pour leur permettre d’avoir une base en espagnol. On a un monsieur, Roberto, qui travaille pour nous et qui va jouer un rôle-clé dans l'intégration de ces travailleurs-là, explique Marc Landry, directeur général de la Fromagerie Perron.

Pas seulement en agriculture

L'embauche de main-d'oeuvre étrangère n'est plus l'apanage du secteur agricole. En décembre, trois entreprises du Lac-Saint-Jean se sont rendues à Paris dans le but de recruter. Elles faisaient partie d’une délégation chapeautée par Québec International, une initiative ayant pour mission d'attirer des travailleurs au Lac-Saint-Jean.

Desco, une entreprise d'entretien en mécanique industrielle, s’est rendue en France. Son président-directeur général, Rémi Harvey, croit être en mesure d’accueillir deux travailleurs européens.

Un travailleur en train de souder.

L'entreprise Desco embauchera des travailleurs étrangers.

Photo : Radio-Canada / Mélissa Paradis

J'ai rencontré à peu près 25 candidats en deux jours, ce que je n'ai probablement pas rencontré ici en quatre ans. À ma grande surprise, c’étaient des candidats super intéressants.

Rémi Harvey, pdg et copropriétaire de Desco

Selon la directrice générale de Portes ouvertes sur le Lac, Josée Bouchard, le recrutement à l'étranger devrait augmenter au cours des prochaines années en raison du vieillissement de la population. Recruter à l’étranger est toutefois une entreprise coûteuse et demande plusieurs mois de démarches.

Josée Bouchard explique que 60 % des gens qui s'établissent au Lac-Saint-Jean partent après cinq ans.

Ce qu'on met en œuvre, c'est l'accompagnement de ces employeurs-là. D’abord pour l'accueil des nouveaux arrivants et pour l'accompagnement du personnel dans l'entreprise qui, parfois, peut être un peu fermée parce qu'on n'a pas l'habitude de l'immigration ici, au Lac-Saint-Jean, souligne-t-elle.

Deux autres missions de recrutement à l'étranger pilotées par Ose le pays des Bleuets auront lieu cet été.

D'après le reportage de Mélissa Paradis

Saguenay–Lac-St-Jean

Affaires