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Une jeune femme aurait utilisé Facebook pour menacer sa rivale amoureuse

Affiche du Palais de Justice de Québec, printemps 2016
palais de Justice de Québec Photo: Radio-Canada / Carl Boivin
Yannick Bergeron

Un triangle amoureux entre jeunes adultes a tourné au vinaigre, en 2017, lorsque la nouvelle flamme d'un jeune homme aurait menacé son ex-conjointe en utilisant les réseaux sociaux.

L'accusée est Christina Hénault, 22 ans. Nouvellement en couple lors des menaces alléguées, elle aurait écrit en privé à la plaignante, l'ex-conjointe, pour qu'elle « lâche prise ».

Elle aurait utilisé un compte Facebook pour joindre directement la victime. « Elle a commencé à me dire d'aller me suicider », a témoigné l'ex-conjointe et plaignante Marilyn Charest, mercredi, à l'ouverture du procès.

Au départ, Hénault était d'ailleurs accusée d'incitation au suicide. La Couronne, représentée par Me Édith Jacques, a abandonné cette accusation avant le début du procès. Le juge doit donc décider de la culpabilité ou non de la jeune femme sur une seule accusation de menaces de mort.

Égo-portrait de Christina Hénault Christina Hénault est accusée d'incitation au suicide Photo : Facebook / Christina Hénault

L'accusée aurait proféré plusieurs menaces, dont certaines ont été présentées en preuve sous forme de captures d'écran.

Un message fort violent mentionnait également que l'accusée prendrait les moyens de mettre fin aux jours de la victime si cette dernière ne le faisait pas elle-même.

Marilyn Charest dit avoir été affectée psychologiquement par la « menace de suicide ».

Faux profil?

L'avocat de l'accusée, Me Charles-Olivier Gosselin, plaide que ce n'est pas nécessairement sa cliente qui a écrit les menaces.

« Même s'il y a le nom et la photo de madame Hénault, il n'y a aucune preuve que ce profil-là appartient bien à madame Hénault », a ajouté Me Gosselin.

L'avocat évoque même que la plaignante aurait pu elle-même créer le message, par vengeance.

Christina Hénault n'a pas témoigné pour sa défense.

Le juge rendra sa décision le 9 mai.

Si vous ou un de vos proches êtes en détresse ou avez besoin d'aide :

téléphonez au 1 866 APPELLE (277-3553)

Québec

Justice et faits divers