•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les policiers de la SQ mieux outillés pour sauver des vies

Des appareils comme celui-ci se retrouveront dans la plupart des autopatrouilles de la SQ d'ici quelques semaines.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La majorité des policiers de la Sûreté du Québec (SQ) disposeront d'un défibrilateur d'ici quelques semaines, au terme de la mise en place d'un programme provincial visant à améliorer la survie des patients en arrêt cardio-respiratoire.

La SQ, en collaboration avec le ministère de la Santé, est à compléter la mise en place d'un projet qui a débuté en 2013. L'implantation, sous la responsabilité du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Capitale-Nationale (CIUSSS), en est à sa troisième et dernière phase.

En vertu de ce programme, tous les patrouilleurs de la SQ auront sous peu été formés par les autorités de la santé dans chacune des huit régions desservies par le corps policier.

Avec ce programme un total 1287 défibrillateurs externes auront été déployés. De ce nombre, 56 se trouvent dans la région de la Capitale-Nationale.

Ces appareils sont amenés par les policiers lors de leurs patrouilles quotidiennes. « [Quand] le policier part en faction en patrouille [...], maintanant il a un nouveau coffre d'outils à amener. C'est le boîtier avec le défibrillateur », explique Louis-Philippe Bibeau, porte-parole à la SQ.

Des policiers de Charlevoix suivaient leur formation cette semaine à Clermont.

Le tout sous la supervision de Sébastien Gaudreault, adjoint au directeur des services professionnels du CIUSSS de la Capitale-Nationale.

« Ça vise à s'assurer que les patrouilleurs sont bien formés pour la réanimation cardio-respiratoire, le dégagement des voix respiratoires et l'utilisation des défibrillateurs », a-t-il expliqué.

Le SPVQ réticent

Si certains services de police municipaux ont imité le programme de la SQ, dont ceux de Gatineau et de Laval, le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) ne semble pas encore prêt à aller de l'avant

Le CIUSSS de la Capitale-Nationale a même proposé d'implanter le programme.

« Pour l'instant, on n'a pas eu de signal favorable », a indiqué M. Gaudreault.

Le SPVQ explique que sa flotte de véhicules n'est pas adaptée pour recevoir un tel équipement. La police de Québec a aussi indiqué à Radio-Canada qu'un tel programme est moins utile en milieu urbain.

Un argument réfuté par le CIUSSS. « Que ce soit en milieu urbain ou en milieu rural, le fait d'augmenter le nombre d'intervenants qui sont habilités à faire le RCR, le dégagement des voies respiratoires et la défibrillation a un effet positif dans la chaîne de survie », a précisé Sébastien Gaudreault.

Québec

Santé