•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les opérations lucratives du chirurgien de La Sarre sont terminées

Hôpital de La Sarre
L'hôpital de La Sarre Photo: Radio-Canada / Émilie Parent-Bouchard
Jean-Marc Belzile

Les chirurgies sont de nouveau effectuées majoritairement de jour à l'hôpital de La Sarre. L'émission Enquête révélait en 2016 que le Dr Issam El-Haddad profitait du système en opérant majoritairement de soir, de nuit ou de fin de semaine. Ce stratagème serait terminé.

En 2015, le Dr Issam El-Haddad, seul chirurgien à plein temps du Centre hospitalier de La Sarre en Abitibi-Témiscamingue, avait été le chirurgien général le mieux payé de la province.

En 2016, l'émission Enquête estimait que le docteur Issam El-Haddad avait empoché environ 1,5 million de dollars en 2015.

Les données de la Régie de l'Assurance-maladie du Québec (RAMQ) démontraient aussi que 54 % des actes facturés par des chirurgiens à La Sarre avaient été faits après 17 h, la nuit et les week-ends, comparativement à 20 % à Amos et 10 % à Rouyn-Noranda.

Tendance inversée

Le registre du bloc opératoire de La Sarre en 2017 et 2018 obtenu auprès du Centre intégré de santé et de services sociaux démontre que la tendance a été inversée.

En moyenne, seulement 8 % des chirurgies ont eu lieu de soir, de nuit ou de fin de semaine. L'hôpital d'Amos est demeuré à 20 % en moyenne et c'est l'hôpital de Rouyn-Noranda qui arrive au premier rang avec 27 % des chirurgies nécessitant une anesthésie qui ont eu lieu de soir, de nuit ou de fin de semaine.

L'ex-ministre de la Santé Gaétan Barrette est heureux de constater que la situation est de retour à la normale à La Sarre, mais selon lui, cette problématique n'aurait jamais dû avoir lieu.

Paul Fortin, lorsqu'il était directeur général du Centre de santé et des services sociaux des Aurores-Boréales, et le Dr Issam El-HaddadPaul Fortin, lorsqu'il était directeur général du Centre de santé et des services sociaux des Aurores-Boréales, et le Dr Issam El-Haddad Photo : Le Citoyen Abitibi-Ouest/Yvon Audet

Il pointe du doigt l'administration. Les règles sont tellement claires qu'il a été rapidement démontré à l'époque que l'administration locale savait ce qui se passait et savait que c'était irrégulier et l'avait laissé passer pendant des années, sous la crainte de le voir s'en aller si on arrêtait le stratagème, affirme-t-il.

Conclusions confidentielles

Le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Abitibi-Témiscamingue a refusé notre demande d'entrevue. Par courriel, l'organisation a simplement affirmé que la gestion a été réalisée comme il se doit.

La RAMQ avait aussi ouvert une enquête dans ce dossier, mais les conclusions sont confidentielles.

Dr El-Haddad n'a pas retourné nos appels.

Abitibi–Témiscamingue

Établissement de santé