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Cannabis illégal, le documentaire qui lève le voile sur le marché noir

Un gros plan sur des plants de cannabis.

Une scène tirée du documentaire Cannabis illégal, réalisé par Éric Piccoli

Photo : fournie par Télé-Québec

Radio-Canada

Il y a exactement six mois, la prohibition du cannabis était levée au Canada. Or, le marché noir du cannabis a toujours le vent dans les voiles, a constaté Simon Coutu, le journaliste de Vice derrière le documentaire Cannabis illégal, diffusé mercredi à 20 h, à Télé-Québec.

Avant la légalisation officielle du cannabis, le marché noir était évalué à 6 milliards de dollars, a rappelé Simon Coutu à l’émission Le 15-18.

Ce n’est pas quelque chose qui disparaît du jour au lendemain, donc on voulait aller à la rencontre de ces gens qui ont décidé de continuer à “œuvrer” dans le marché noir et aussi voir comment ils réagissent à la légalisation.

Simon Coutu, journaliste

Un marché diversifié

Qui se trouve derrière ce marché noir?

C’est toute sorte de monde , lance d’emblée Simon Coutu, qui évoque notamment les dizaines de milliers de personnes qui ont un permis de Santé Canada pour faire pousser du cannabis.

J’ai rencontré quelqu’un qui a un permis qui lui permet de produire 10 000 grammes aux trois mois, pour une personne. C’est beaucoup de cannabis, mentionne-t-il, ajoutant qu'il y a une possibilité que ce cannabis se retrouve sur le marché noir.

On a l’impression parfois, en écoutant notamment Justin Trudeau, que le marché noir du cannabis est contrôlé par le crime organisé, poursuit-il. C’est vrai qu’ils sont là, mais aujourd’hui, ce n’est pas compliqué de faire pousser une plante. Ce n’est pas comme la cocaïne, ou l’héroïne, où il y a littéralement une importation, et des cartels.

Cannabis illégal va ainsi à la rencontre de plusieurs acteurs connus du milieu illicite, comme les cultivateurs, mais aussi d'autres qui le sont moins. On y discute notamment avec une personne qui fait pousser du cannabis sur des terrains qui ne lui appartiennent pas, et avec une autre qui survole les champs en avion, repère le cannabis et le dérobe. On parle également à quelqu'un qui fait des concentrés de cannabis à partir de méthodes d’extraction qui vont demeurer illégales même lorsque le marché licite s’étendra aux produits dérivés du cannabis, ce qui est prévu pour octobre 2019.

Malgré la volonté gouvernementale d’enrayer le marché noir, ces personnes sont là pour de bon, selon le journaliste. Ces gens-là, enfin pour certains, j’ai envie de dire qu’ils vendent plus depuis la fin de la prohibition. Parce qu’il y a une certaine banalisation , constate-t-il.

Télé

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