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Pas de frein pour le projet Onimiki, même si le gouvernement dit non pour le moment

Un rapide dans un lac, l'hiver.

Kipawa est l'un des lieux privilégiés pour le développement du projet de mini-centrale Onimiki.

Photo : Radio-Canada / Tanya Neveu

Tanya Neveu

Le bureau du premier ministre Legault affirme qu'il n'y aura pas de projet de développement hydroélectrique tant qu'il y aura des surplus d'électricité, une situation qui jette de l'ombre sur le projet de développement de minicentrales Ominiki. Malgré tout, la préfète du Témiscamingue maintient le cap.

Au lendemain de l'élection du gouvernement de la CAQ, le maire de Kipawa, Norman Young, a tenté de connaître les intentions du premier ministre François Legault sur le projet de minicentrale de 42 mégawatts dans le sud du Témiscamingue.

Quatre mois plus tard, le maire a reçu une lettre signée par l'attachée politique du premier ministre, dont Radio-Canada a obtenu copie. On peut y lire :

Tant qu'il y aura des surplus d'électricité, il n'y aura pas de projet de développement. Dans ces circonstances, l'évaluation du projet Onimiki est prématurée.

Une réponse « déjà préparée », dit la préfète

Cette réponse du cabinet du premier ministre ne décourage pas la préfète du Témiscamingue, Claire Bolduc, qui, au contraire, compte mettre les bouchées doubles.

Il y a la position officielle et il y a la réalité des choses. On regarde ça et on se dit que notre travail n'est pas terminé. On travaille toujours pour obtenir les droits hydriques et on continue de travailler. Le projet est loin d'être mort. C'est une réponse qui va avec le programme de la CAQ sur les projets d'énergie. Rappelons qu'il y a trois projets qui ont été approuvés par Hydro-Québec, dont les droits hydriques ont été cédés, assure Claire Bolduc.

Elle rappelle que pendant la campagne électorale, soit le 24 septembre 2018, François Legault a affirmé sur les ondes de Radio-Canada qu'Onimiki était un « beau » projet.

C'est un beau projet! Quand on parle de barrage ou de minicentrales où on est capable d'accumuler et d'exporter l'énergie pendant les périodes de pointe, bien là il y a des possibilités, affirmait François Legault le 24 septembre 2018.

Le Témiscamingue a-t-il besoin d'électricité supplémentaire?

Dans son Plan d'approvisionnement 2017-2026, Hydro-Québec estime qu'une hausse des besoins énergétiques est prévue à l'horizon 2026, mais qu'elle est insuffisante pour éliminer complètement les surplus d'électricité.

Claire Bolduc soutient toutefois que ce ne sont pas toutes les régions du Québec qui accusent un surplus énergétique.

On n'est pas en surplus d'électricité au Témiscamingue, nous sommes en déficit. Les gens le voient régulièrement. On ne peut pas démarrer de grosses machineries dans les usines si on ne fait pas un délestage électrique, dit-elle en exemple.

Depuis le début des travaux, la MRC a dépensé environ 50 000 $, alors qu'elle a un budget de 200 000 $ pour développer la filière hydroélectrique.

Abitibi–Témiscamingue

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