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Un nouveau PDG par intérim bientôt nommé au Salon du livre de Québec

Philippe Sauvageau, président du SILQ, nous montre les oeuvres reliées qui ornent habituellement les bibliothèques de son bureau. Un homme vieillissant tient un livre rouge.

Philippe Sauvageau, président du SILQ, nous montre les oeuvres reliées qui ornent habituellement les bibliothèques de son bureau.

Photo : Radio-Canada / Anne-Josée Cameron

Alexandre Duval

Le Salon international du live de Québec (SILQ) met les bouchées doubles pour traverser la tempête qui l'ébranle depuis lundi. Radio-Canada a appris qu'un nouveau président-directeur général par intérim serait nommé d'ici la fin de la semaine.

Lors d’un entretien téléphonique, celui qui occupe actuellement cette fonction, John Keyes, a indiqué qu’une annonce viendrait probablement avant le congé de Pâques.

Pourtant, cela fait moins de 72 heures que M. Keyes, en plus d’être le président du conseil d’administration, est lui-même devenu PDG par intérim. Il explique toutefois ne jamais avoir souhaité occuper ce poste.

« On regarde comment on peut assurer une bonne transition », a-t-il expliqué. M. Keyes rappelle qu’il avait déjà annoncé son intention de quitter le SILQ ce printemps, lui qui y œuvre depuis plus de 20 ans.

En début de semaine, M. Keyes a effectivement été contraint de prendre cette responsabilité sur ses épaules, en raison de la suspension temporaire de Philippe Sauvageau.

À la tête du SILQ depuis 1998, M. Sauvageau s’est retrouvé sur la sellette en raison d’un article du Journal de Québec. Le reportage faisait notamment état de ses nombreux et coûteux voyages au Bénin depuis une douzaine d’années.

Les modalités de cette suspension temporaire seraient aussi précisées d’ici la fin de la semaine, tout comme l’identité de la firme comptable externe qui sera mandatée pour faire la lumière sur cette affaire.

Des rapports au comité exécutif

Mardi, Radio-Canada révélait que la gestion de M. Sauvageau et les règles de gouvernance du SILQ faisaient l’objet de critiques depuis plusieurs années. Dès le milieu des années 2000, trois administrateurs avaient claqué la porte du C. A. pour cette raison.

Selon nos informations, le plus haut dirigeant ne faisait que des comptes rendus verbaux de ses voyages à l’étranger devant le conseil d’administration du SILQ.

L’actuel PDG par intérim, John Keyes, a cependant tenu à nuancer cet élément. Le C. A. ne les a peut-être jamais vus, mais des rapports écrits, analysés par un autre organe du SILQ, soit le comité exécutif, existeraient bel et bien.

« C’est dans nos pratiques de recevoir des rapports écrits au comité exécutif », a-t-il dit, sans toutefois assurer qu’un rapport a été systématiquement déposé pour chaque voyage.

M. Keyes a aussi indiqué qu’avant les déplacements à l’étranger, M. Sauvageau présentait ses intentions au comité exécutif et que ce dernier les approuvait par voie de résolution.

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