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La Côte-Nord est toujours en pénurie d'enseignants

Une classe dans une école primaire
Les trois commissions scolaires dans Duplessis (du Fer, du Littoral et de la Moyenne-Côte-Nord) travaillent avec l'UQAC pour combler leurs besoins de formation. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Le directeur de la Commission scolaire du Fer, Richard Poirier, salue les mesures proposées par le gouvernement Legault pour combler la pénurie de personnel enseignant.

Le ministre de l'Éducation, Jean-François Robert, entend favoriser l'embauche d'enseignants immigrants ou retraités et recruter des diplômés d'autres secteurs que l'éducation pour minimiser les effets du manque d'enseignants dans le réseau scolaire.

À l'émission Bonjour la côte, mercredi, Richard Poirier a fait valoir que de telles mesures simplifieraient la reconnaissance du personnel qui est souvent déjà en place dans une région affectée par des pénuries.

Richard Poirier, directeur général de la Commission scolaire du FerRichard Poirier, directeur général de la Commission scolaire du Fer Photo : Radio-Canada

Actuellement, la procédure était quand même assez complexe. Puis la solution de dernier recours, c'est sûr qu'on recherche toujours du personnel qualifié.

Richard Poirier, directeur général, Commission scolaire du Fer
Les candidats au poste d'enseignant sont trop peu nombreux pour combler les besoins au QuébecLes candidats au poste d'enseignant sont trop peu nombreux au Québec Photo : Radio-Canada

Selon lui, tous ceux qui sont impliqués dans le monde de l'éducation nord-côtier travaillent fort à recruter du personnel enseignant dans la région.

Les trois commissions scolaires dans Duplessis (du Fer, du Littoral et de la Moyenne-Côte-Nord) travaillent avec l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) pour combler leurs besoins de formation.

Toutefois, Richard Poirier ne croit pas que l'accès à la maîtrise « qualifiante » soit une solution réaliste pour combler les besoins en région éloignée.

On parle de suivre 15 cours, puis des démarches, tout en travaillant. C'est très exigeant. Puis la réalité sur la Côte-Nord est différente de celle des grands centres.

Richard Poirier, directeur général, commission scolaire du Fer

À Montréal, les gens vont faire ces programmes-là et vont commencer à travailler après. Alors qu'ici, les gens les font en travaillant, déplore-t-il.

Richard Turcotte est enseignant suppléant à la Commission scolaire de l'EstuaireRichard Turcotte, enseignant suppléant à la Commission scolaire de l'Estuaire Photo : Radio-Canada

Selon M. Poirier, les besoins de base de la commission scolaire du Fer sont comblés pour la rentrée de septembre prochain.

Il admet toutefois que le remplacement des enseignants au pied levé constitue un défi très difficile à relever.

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