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  • Archives
  • Faire de Montréal un grand jardin, la vision de Pierre Bourque

    Pierre Bourque en entrevue dans le jardin japonais du Jardin botanique de Montréal.

    Avant de prendre la tête de la ville de Montréal, Pierre Bourque dirigeait le Jardin botanique de Montréal.

    Photo : Radio-Canada

    Radio-Canada
    Mis à jour le 

    Il y a 25 ans, Pierre Bourque était élu maire de Montréal. L'ancien directeur du Jardin botanique de Montréal avait fait campagne en s’engageant à verdir la métropole québécoise. Nos archives témoignent de son parcours vers la mairie.

    Six mois plus tôt, c’est sous les couleurs du parti Vision Montréal que Pierre Bourque se lançait en politique.

    Sa candidature à la mairie de Montréal est grandement attendue.

    Téléjournal, 24 avril 1994

    Aujourd'hui, après avoir rodé une machine qui a amené sur place 1500 de ses partisans, l'ancien directeur du Jardin botanique s'est fait marchand de rêve.

    Le journaliste Alain Picard

    Le 24 avril 1994, Le journaliste Alain Picard couvre l’annonce pour le Téléjournal.

    Pierre Bourque prend l’engagement de faire de Montréal un jardin. Il souhaite que la métropole québécoise devienne la première ville environnementale en Amérique du Nord.

    Le journaliste fait remarquer que même son discours économique est un plaidoyer pour l’environnement.

    Des élections municipales sont prévues à l’automne.

    Le nouveau chef de Vision Montréal a déjà choisi chacun des 51 candidats qui l’accompagneront dans cette mission.

    Embellir Montréal

    Avant de se lancer en politique, Pierre Bourque a consacré sa carrière à verdir la métropole québécoise.

    En 1967, après quatre années d'études en Belgique, il devient le premier ingénieur horticole du Québec.

    Il est désigné pour fleurir Terre des hommes lors de l'Exposition universelle de Montréal. Âgé de 23 ans seulement, il dirige une équipe de 700 personnes.

    En 1969, il entre au Jardin botanique de Montréal dont il prendra la tête dix ans plus tard.

    La semaine verte, 1er août 1982

    La mission de Pierre Bourque va bien au-delà du Jardin botanique de Montréal.

    Ce reportage à l’émission La semaine verte du 1er août 1982 donne un aperçu du travail réalisé par le responsable du module Parcs et jardins de la ville de Montréal.

    Pierre Bourque affectionne les grands parcs patrimoniaux de Montréal, mais il s’affaire aussi à développer des parcs régionaux, comme celui de Rivière-des-Prairies. Des parcs à vocation écologique qui visent notamment à donner accès aux berges et à préserver les milieux naturels.

    Au journaliste Charles Dussault, il parle également de l’importance d’aménager des parcs dans les quartiers densément peuplés et de planter des arbres dans les quartiers anciens.

    On lui doit également une première tentative pour verdir les ruelles.

    Pierre Bourque aborde dans cette entrevue l’opération Tournesol, qui vise la démolition de remises vétustes et l’opération Place au soleil, qui transforme des ruelles en milieu de vie agréable.

    La vision de faire de Montréal un grand jardin, Pierre Bourque l’a déjà en tête en 1983. Une mission qu’il considère comme perpétuelle.

    « Chaque arbre qu'on met en terre, il faut le suivre », explique-t-il.

    Second regard, 28 novembre 1993

    L’émission Second regard s’entretient avec l’horticulteur en chef de la ville de Montréal dans cette émission du 28 novembre 1993.

    Diffusée un an avant son élection comme maire de la métropole, cette entrevue sur son rapport à la nature permet de bien prendre la mesure de sa pensée écologiste.

    La beauté de la nature, selon Pierre Bourque, a le pouvoir de rapprocher les hommes et de créer un consensus social.

    « La nature apprivoisée, l’horticulture, l’architecture du paysage, la création de parcs, c’est le meilleur frein à la violence », affirme-t-il. « La relation pour moi est directe ».

    Pierre Bourque confie à la journaliste Ariane Edmond que ses voyages ont grandement influencé sa pensée. Il se dit inspiré par la philosophie taoïste, par le respect de la nature et des choses simples qu’il a observés en Chine et au Japon.

    À la floraison des cerisiers, les Japonais se pressent dans les jardins pour manifester leur admiration face à la nature, cite-t-il en exemple.

    Questionné sur ses valeurs, Pierre Bourque insiste sur l’importance du respect.

    Quand on respecte la vie, qu’on respecte la nature, on respecte les autres et on respecte la vie des autres.

    Pierre Bourque

    En conclusion de l’entrevue, Pierre Bourque cite un homme qu’il admire, René Lévesque : « Avec le temps, il faut garder son idéal tout en perdant ses illusions ».

    Le passionné d’horticulture soutient avoir déjà réalisé de nombreux rêves de jeunesse. S’il reste idéaliste, il dit ne pas rêver en couleur.

    Diriger Montréal

    Le message de Pierre Bourque séduira.

    Le 6 novembre 1994, il crée la surprise et remporte la mairie de Montréal avec le parti Vision Montréal.

    Montréal ce soir, 7 novembre 1994

    Au lendemain de sa victoire, la journaliste Maxime Bertrand suit le nouveau maire élu de Montréal pour le bulletin de nouvelles Montréal ce soir.

    Pierre Bourque tient avant tout à visiter ses anciens collègues du Biodôme et du Jardin botanique. Il partage ensuite un bon repas avec son nouvel entourage politique.

    Tous les grands manitous de la politique municipale avouent s’être trompés dans leurs prédictions, souligne la journaliste.

    La vision environnementale de Pierre Bourque a vraisemblablement rallié les électeurs montréalais.

    « Il y a une volonté de changement, il y a une volonté de faire les choses autrement », admet le politologue Guy Bourassa.

    La tâche qui attend le nouveau maire est énorme. Il assure que si dans quatre ans la situation de Montréal reste inchangée, il quittera la politique.

    Pierre Bourque demeure maire de Montréal jusqu’en 2001, soit l’espace de deux mandats.

    Après « Faire de Montréal un jardin », son slogan « Une île une ville » aura moins de succès auprès des électeurs.

    Il est défait aux élections municipales de 2001 par le chef de l'Union des citoyens et citoyennes de l'île de Montréal, Gérald Tremblay.

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